Donald Trump gracie un de ses anciens conseillers et quatre hommes impliqués dans le scandale Blackwater

Une grâce totale a été accordée à George Papadopoulos, ancien conseiller diplomatique du président américain, condamné pour avoir menti au FBI dans l'enquête sur les soupçons d'ingérence russe lors de l'élection de 2016.

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Donald Trump lors d'un meeting de campagne pour les élections au Sénat, le 5 décembre 2020, à Valdosta (Géorgie), aux Etats-Unis. (ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)

Donald Trump a accordé une grâce complète à une quinzaine de personnes et commué partiellement ou complètement les peines de cinq autres, a annoncé la Maison Blanche mardi 22 décembre. Ces pardons bénéficieront notamment à deux personnalités mises en cause dans l'enquête sur l'ingérence russe lors de l'élection de 2016.

Une grâce totale a ainsi été accordée à George Papadopoulos, un ancien conseiller diplomatique du président américain pendant sa campagne de 2016. Il avait reconnu avoir menti au FBI à propos de ses contacts avec un intermédiaire qui avait promis de le mettre en relation avec des responsables russes et avait purgé 12 jours de prison. "La grâce d'aujourd'hui corrige le mal infligé à beaucoup de gens par Mueller [procureur qui a supervisé l'enquête]", a déclaré la Maison Blanche.

Les grâces critiquées par les démocrates

Donald Trump a également gracié quatre anciens employés de la société de sécurité privée Blackwater, impliqués dans les meurtres d'Irakiens en 2007. Ils avaient été reconnus coupables d'avoir pris part à une fusillade à Bagdad qui avait provoqué un scandale international, mettant notamment en lumière le recours à des sociétés privées par l'armée américaine. Quatorze civils irakiens avaient été tués et 17 autres blessés. Les gardes de Blackwater avaient affirmé avoir agi en état de légitime défense. 

L'un des hommes grâciés, Nicholas Slatten, a été condamné à une peine de prison à vie. La Maison Blanche a déclaré mardi que les quatre Américains, tous anciens militaires, avaient "un long passé de service à la nation".

Les démocrates ont vivement critiqué ces mesures. "Trump place la loyauté au-dessus de tout le reste : au-dessus de l'Etat de droit, au-dessus de notre démocratie, et certainement au-dessus de la justice", s'est insurgé Adam Schiff, président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants. D'autres chefs d'Etat américains avant Donald Trump ont profité de leurs derniers jours à la Maison Blanche pour accorder le pardon présidentiel. Ainsi, le démocrate Bill Clinton a gracié 140 personnes le dernier jour de son mandat, en 2001, rappelle Politico (article en anglais).

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