"C'est l'expression d'une frustration collective" : des milliers d'Américains vont hurler, un an après l'élection de Trump

Sur Facebook, plusieurs événements invitent les Américains opposés au gouvernement à se regrouper et à crier, 365 jours après la victoire du milliardaire républicain.

Sur Facebook, les Américains sont invités à crier à l\'occasion de l\'anniversaire de l\'élection de Donald Trump, le 8 novembre 2017.
Sur Facebook, les Américains sont invités à crier à l'occasion de l'anniversaire de l'élection de Donald Trump, le 8 novembre 2017. (GARY JOHN NORMAN / DIGITAL VISION / GETTY IMAGES)
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Camille AdaoustFrance Télévisions

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Des "cris désespérés au ciel à l'occasion de l'anniversaire de l'élection". Plusieurs évènements annoncés avec ces mots ont été créés sur Facebook. Le but ? Inviter les Américains mécontents de la politique de leur gouvernement à hurler en cœur et le visage tourné vers le ciel, le 8 novembre, date d'anniversaire de l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. Organisé à l'origine à Boston, l'événement a rapidement été repris dans plusieurs grandes villes américaines : New York, Philadelphie, Chicago, Miami, Denver, Austin ou encore Salt Lake City

"On est tous fatigués. Cette année entière a été horriblement douloureuse pour les Américains progressifs", explique Kate Kelly. Cette avocate de 37 ans est à l'origine du rendez-vous organisé à Salt Lake City, dans l'Utah. "J’ai vu un événement similaire sur Facebook et je me suis dit qu’on en avait aussi besoin ici", raconte-t-elle à franceinfo.

On a besoin d’une opportunité de nous rassembler et de crier, tout simplement. C’est une forme de catharsis commune, pour rassembler nos forces et continuer à nous battre contre ce gouvernement.

Kate Kelly

à franceinfo

"Qu'est-ce qu'on peut faire ?"

A New York, plus de 2 600 personnes ont déjà accepté l'invitation et 15 000 se disent intéressées par l'initiative. Derrière cette invitation : Nathan Wahl, un écrivain de 29 ans. Pour lui, ce n'est pas une mobilisation "contre un problème en particulier mais contre le fait qu'on a l'impression d'aller nul part". "On était tous enthousiastes à l'idée de vivre dans des Etats-Unis démocratiques, un lieu où nos votes comptent", explique-t-il, contacté par franceinfo. "Mais ce n'est pas le cas...", déplore-t-il.

Cet événement, c'est l'expression d'une frustration collective.

Nathan Wahl

à franceinfo

Une frustration à laquelle il a trouvé une réponse. "Qu'est-ce qu'on peut faire ? Pour le moment, je cherche en vain une réponse. En attendant de la trouver, avec plusieurs milliers d'autres gens, on va hurler !"