Le procès des accusés du 11-Septembre débutera en 2021

Le juge militaire en charge du dossier a fixé au 11 janvier 2021 le début de la sélection du jury qui devra juger cinq hommes qui encourent la peine de mort.

Un drapeau américain flotte sur la prison militaire américaine de Guantanamo, à Cuba, le 16 octobre 2018.
Un drapeau américain flotte sur la prison militaire américaine de Guantanamo, à Cuba, le 16 octobre 2018. (MAREN HENNEMUTH / DPA / AFP)

Le procès des cinq hommes accusés d'avoir planifié les attentats du 11-Septembre, dont le cerveau auto-proclamé de l'attaque Khaled Cheikh Mohammed, doit s'ouvrir en janvier 2021 sur la base militaire américaine de Guantanamo, rapporte vendredi 30 août le New York Times (en anglais), qui cite l'ordonnance fixant le calendrier des pièces à fournir d'ici au début du procès. Le juge en charge du dossier, le colonel Shane Cohen, a fixé au 11 janvier 2021 le début de la sélection du jury militaire qui devra juger ces cinq hommes qui encourent la peine de mort.

Les cinq accusés, détenus depuis une quinzaine d'années sur la base militaire américaine de Guantanamo Bay, à la pointe sud-est de Cuba, ont été inculpés il y a dix ans, mais la procédure s'est éternisée en raison de l'extrême complexité du dossier. L'une des difficultés tient au fait que les prisonniers sont passés par les prisons secrètes de la CIA, où certains ont subi des "procédures d'interrogatoires poussés", un euphémisme pour désigner la torture, qui ont servi à construire le dossier d'accusation.

C'est en particulier le cas pour Khaled Cheikh Mohammed (dit KSM, ses initiales en anglais), arrêté au Pakistan en 2003, qui a notamment été soumis à de nombreuses sessions de simulation de noyade ("waterboarding"), avant d'être transféré à Guantanamo en 2006. Selon le Pentagone, cet homme de 54 ans a déclaré avoir été l'architecte en chef du complot du 11 septembre 2001, qui a fait près de 3 000 victimes après le détournement de quatre avions de ligne.

Parmi les autres accusés figurent les Yéménites Ramzi ben al-Chaïba, qui selon l'accusation aurait dû participer à l'opération, mais n'avait pas obtenu son visa pour les Etats-Unis, et Walid ben Attach soupçonné d'avoir opéré des repérages avant les attaques. Le Saoudien Moustapha al-Houssaoui est accusé d'avoir financé les attentats, et le neveu de KSM, Ammar al-Baluchi, aussi appelé Ali Abdoul Aziz-Ali, d'origine pakistanaise comme son oncle d'avoir participé à la logistique.