Etats-Unis : après la fusillade de Parkland, des lycéens s'attaquent au lobby des armes

Près de deux semaines après la fusillade de Parkland, en Floride, qui a coûté la vie à 17 personnes, des lycéens s'élèvent contre la violence armée et la National Rifle Association (NRA) et interpellent les politiques sur le sujet.

France info

Ils sont lycéens, survivants de la fusillade de Parkland, en Floride, et combattent la NRA, le puissant lobby des armes aux États-Unis. Parmi eux, il y a Emma Gonzalez. "Ce n'est pas qu'un problème de santé mentale. Il n'aurait pas blessé autant d'élèves avec un couteau !", s'était-elle indignée peu après l'attaque. Ses discours lui ont fait gagner plus d'abonnés sur Twitter que la NRA elle-même. Sur le plateau de CNN, elle était allée jusqu'à interroger avec véhémence une représentante de la NRA sur leur position vis-à-vis de la facilité d'acquisition des armes semi-automatiques.

"Des vies d'enfants ont été volées"

Parmi ces élèves, il y a aussi Cameron Kasky. Ce lycéen de 17 ans s'est fait remarquer lors d'un débat avec le sénateur républicain Marco Rubio. Ce dernier s'est retrouvé bien mal à l'aise après que son interlocuteur lui a demandé s'il était prêt à refuser l'argent de la NRA pour sa campagne. David Hogg est lui aussi l'un des visages de cette lutte et estime : "Nous n'allons pas oublier que nous devons voter parce que des vies d'enfants ont été volées. Nous allons porter ce sujet aux élections de mi-mandat, à travers le pays et le monde parce que notre avenir est important !" Des théories complotistes l'ont accusé d'avoir été payé pour avoir témoigné, et il a reçu de nombreuses menaces qui n'ont pas réussi à le faire taire. Sur la chaîne ABC, il déclarait : "La tuerie de Columbine a eu lieu il y a environ 19 ans. Aujourd'hui, vous avez une génération d'enfants qui ont grandi avec les fusillades de masse et qui ont l'âge de voter. C'est pour ça que les choses vont changer".

Emma Gonzalez, l\'une des trois lycéens, à Fort Lauderdale, en Floride, le 17 février 2018. 
Emma Gonzalez, l'une des trois lycéens, à Fort Lauderdale, en Floride, le 17 février 2018.  (RHONA WISE / AFP)