Au Texas, des policiers à cheval tirent un homme noir avec une corde

Le commissariat de Galveston a présenté ses excuses dans un communiqué publié sur Facebook. 

De nombreux internautes ont été choqués par cette photographie devenue virale. Le commissariat de Galveston s\'est excusé, le 6 août 2019. 
De nombreux internautes ont été choqués par cette photographie devenue virale. Le commissariat de Galveston s'est excusé, le 6 août 2019.  (CAPTURE D'ÉCRAN / TWITTER)

Le chef de la police de Galveston du Texas s'est excusé, mardi 6 août, face à l'indignation suscitée par une photo de deux de ses agents escortant un homme noir tenu par une corde alors qu'eux-mêmes montaient à cheval. De nombreux internautes ont été choqués par cette photographie devenue virale, évoquant selon eux l'époque abhorrée des lynchages dans l'Amérique esclavagiste et ségrégationniste.

Le suspect, Donald Neely, arrêté pour une violation de propriété et menotté, aurait normalement dû être conduit au poste de police dans un véhicule à moteur, mais seuls des agents de la police montée étaient disponibles, a justifié, lundi 5 août, Vernon Hale, le chef de la police de Galveston. "Même s'il s'agit d'une technique enseignée et la meilleure des pratiques dans certaines circonstances, j'estime que nos agents ont pris une mauvaise décision", a déclaré le responsable policier dans un communiqué publié sur Facebook.

De nombreuses personnes ont demandé que les agents soient sanctionnés, voire renvoyés de la police pour avoir infligé à Donald Nelly ce traitement dégradant. "Un homme noir traîné par une corde par des agents de police, en 2019. (...) On doit dénoncer ce dont il s'agit : du racisme à l'œuvre", a commenté Beto O'Rourke, candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle de 2020.

Le chef policier Vernon Hale a fait savoir qu'il avait décidé de mettre un terme à cette méthode pour convoyer des personnes interpellées. "D'abord et avant tout, il est de mon devoir de m'excuser auprès de M. Neely pour cet embarras inutile", a-t-il ajouté.