Une Pussy Riot en grève de la faim transférée à l'hôpital

Nadejda Tolokonnikova, l'un des membres emprisonnés du groupe contestataire Pussy Riot, en grève de la faim depuis lundi, a été transférée dimanche à l'hôpital. Elle purge une peine de deux ans dans un camp de travail pour femmes après avoir fait une "prière punk" contre le président russe Vladimir Poutine dans une cathédrale de Moscou.

(Maxppp)

Affaiblie après pratiquement une semaine de grève de la faim, Nadejda Tolokonnikova, l'un des membres emprisonnés du groupe contestataire Pussy Riot, a été transférée dans un hôpital affilié à l'administration pénitentiaire et prenant en charge les détenus. Vendredi, elle avait déjà été placée à l'infirmerie de la prison en raison de la détérioration de son état de santé.

Conditions de détention inhumaines

Depuis lundi, la jeune femme a cessé de s'alimenter pour dénoncer ses conditions de détention dans le camp de travail pour femmes situé en Mordovie, à 300 kilomètres au sud-est de Mosscou. Selon son témoignage, les détenues y sont forcées à travailler jusqu'à dix-sept heures par jour pour coudre des uniformes de police. Elles n'ont pas plus de quatre heures de sommeil par nuit.

Nadejda Tolokonnikova et un autre membre des Pussy Riot, Maria Aliokhina, ont été condamnées en août 2012 à deux ans de prison, six mois après avoir entonné avec deux autres membres du groupe une "prière punk" dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou pour demander le départ de Vladimir Poutine. Les deux femmes doivent être libérées en mars 2014.