Cet article date de plus d'onze ans.

Un rassemblement était organisé mercredi à Ramallah (Cisjordanie) pour le 5e anniversaire de la mort de Yasser Arafat

Des dizaines de milliers de Palestiniens ont commémoré la mort du leader historique et ancien président palestinien, au moment où l'Autorité palestinienne traverse une grave crise politique.Le président Mahmoud Abbas a répété, lors d'une allocution, qu'il ne reprendrait pas les négociations avec Israël sans un arrêt total de la colonisation.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbasn (28 janvier 2009) (F2)

Des dizaines de milliers de Palestiniens ont commémoré la mort du leader historique et ancien président palestinien, au moment où l'Autorité palestinienne traverse une grave crise politique.

Le président Mahmoud Abbas a répété, lors d'une allocution, qu'il ne reprendrait pas les négociations avec Israël sans un arrêt total de la colonisation.

"Il est de notre droit de demander le démantèlement de toutes les colonies car elles sont illégales", a déclaré Mahmoud Abbas à Ramallah, alors qu'une foule qui agitait des drapeaux palestiniens, du Fatah, ainsi que des portraits de Yasser Arafat de l'actuel président.

"Le retour aux négociations dépend de l'adhésion d'Israël aux termes de référence de la paix, et cela comprend l'arrêt de toutes les colonies, y compris la croissance naturelle (dans les implantions) et incluant Jérusalem", a-t-il ajouté.

Les Palestiniens mettent comme condition à toute reprise des négociations de paix avec les Israéliens un arrêt total des implantations en Cisjordanie occupée (dont Jérusalem-Est annexée en juin 1967). Israël n'a concédé qu'un gel partiel. Après ce qui semblait une reculade des Américains sur cette question, Mahmoud Abbas a annoncé le 5 novembre qu'il ne se représenterait pas à la présidentielle palestinienne, qui doit avoir lieu en même temps que des législatives le 24 janvier

Il pourrait démissionner, affirme son entourage depuis mardi. Une démission qui pourrait provoquer l'effondrement de l'Autorité palestinienne.

"Le moment de vérité est venu. Nous devons être francs avec le peuple palestinien (et lui dire) que nous ne sommes pas parvenus à une solution à deux Etats (israélien et palestinien) après 18 ans de négociations", a déclaré à l'AFP le négociateur palestinien Saëb Erakat. "Je pense que le président Abbas est arrivé au point où il faut dire qu'Israël ne veut pas de solution ou de processus de paix qui mènent à l'établissement d'un Etat palestinien indépendant", a-t-il estimé.

Alors qu'Israël refuse un gel total de la colonisation en Cisjordanie et réclame une reprise des discussions sans préalable, Saëb Erakat a estimé "qu'Israël ne veut pas d'Etat palestinien sur les terres occupées en 1967" (Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-est).

"L'Autorité palestinienne n'a pas été créée pour mettre en place une Autorité, mais comme une étape transitoire sur le chemin d'un Etat palestinien indépendant. (Elle) ne va pas durer éternellement", a-t-il averti.

Yasser Arafat est décédé le 11 novembre 2004, à l'âge de 75 ans, à l'hôpital militaire de Clamart (Hauts-de-Seine). Dirigeant du Fatah et de l'OLP, il a signé les accords d'Oslo avec Israël en 1993 avant de devenir le premier président de l'Autorité palestinienne. Après le déclenchement de la deuxième intifada (2001), le leader historique des Palestiniens avait été isolé dans les bâtiments de la présidence à Ramallah. Il n'était sorti que pour être emmené d'urgence en France, où il est mort.

Lire aussi

>>

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Monde

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.