Un attentat tue 25 personnes

25 personnes, 21 civils, parmi lesquels 12 écoliers et 4 policiers, ont été tués jeudi dans un attentat au sud de Kaboul

Dans un village afghan (Istalif, à 30 km au nord de Kaboul), le 8 juillet 2009
Dans un village afghan (Istalif, à 30 km au nord de Kaboul), le 8 juillet 2009 (© AFP PHOTO/SHAH Marai)
25 personnes, 21 civils, parmi lesquels 12 écoliers et 4 policiers, ont été tués jeudi dans un attentat au sud de Kaboul25 personnes, 21 civils, parmi lesquels 12 écoliers et 4 policiers, ont été tués jeudi dans un attentat au sud de Kaboul

Cinq autres civils, un adulte et quatre écoliers, ont été blessés.

L'explosion s'est produite devant une école à Pul-i-Alam, dans le district de Mohammad Agha, au passage d'un convoi de police. L'engin était apparemment dissimulé dans un camion renversé sur la route la veille au soir.

Il a explosé alors que des policiers et responsables locaux tentaient de l'ouvrir pour le dégager de la route. Des enfants étaient en train d'arriver dans une école située à proximité. Trois échoppes ont été détruites dans l'explosion, et les fenêtres des bâtiments environnants soufflées dans un rayon d'un kilomètre, selon un responsable de la police. "Il semble que les explosifs aient été déclenchés à distance alors que la foule se massait autour du camion", a ajouté cette source.

L'attentat a été revendiqué par un porte-parole taliban.

Les violences des insurgés ont atteint ces dernières semaines des niveaux inégalés depuis la chute des talibans en 2001, en particulier dans le sud, l'est et le sud-est du pays. Plusieurs sources de sécurité occidentales ont récemment évoqué des menaces d'attentats dans la capitale à l'occasion des élections présidentielle et provinciales du 20 août. Selon un porte-parole taliban, 16 kamikazes sont déjà entrés à Kaboul pour y mener une vague d'attentat suicide à cette occasion.

Les troupes internationales et afghanes ont lancé ces dernières semaines plusieurs opérations contre les talibans, dans leurs bastions du sud notamment, pour tenter de sécuriser ces zones en vue des scrutins.