Affront protocolaire contre Ursula von der Leyen : la Turquie blâme l'UE pour le "SofaGate"

"Les demandes de l'UE ont été respectées (...). La disposition des sièges a été réalisée à sa demande", s'est défendu le chef de la diplomatie turque. 

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Extrait d'une vidéo montrant la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, approcher du président turc, Recep Tayyip Erdogan, et du président du Conseil européen, Charles Michel, le 6 avril 2021, à Ankara (Turquie).  (AFP)

La Turquie a réagi après l'affront protocolaire infligé à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Ankara. "Les accusations visant la Turquie sont injustes", a déclaré jeudi 8 avril le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu lors d'une conférence de presse.

Dans une vidéo tournée mardi, la présidente de la Commission européenne apparaît contrainte de s'assoir sur un divan en retrait de ses interlocuteurs, à l'occasion d'une réunion des présidents des institutions de l'UE avec le chef d'Etat turc Recep Tayyip Erdogan, faute d'un troisième fauteuil pour la recevoir. Aussitôt, ces images ont suscité l'indignation ; tantôt contre la Turquie, accusée d'avoir cherché à humilier la délégation européenne, tantôt contre les Européens, soupçonnés de s'être laissé rabaisser par Ankara. 

"Les demandes de l'UE ont été respectées. Cela veut dire que la disposition des sièges a été réalisée à sa demande. Nos services de protocole se sont rencontrés avant la réunion et leurs demandes [de l'UE] ont été respectées", a assuré le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu. "La Turquie est un Etat profondément enraciné et ce n'est pas la première fois que l'on accueille des dignitaires étrangers", a-t-il ajouté.

Un hashtag #SofaGate sur les réseaux sociaux

La scène a été filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux. Sous le hashtag #SofaGate, elle a suscité de nombreux commentaires sur l'inégalité de traitement entre les deux chefs des institutions européennes, et sur son caractère sexiste. Et pour cause : le président du Conseil européen, Charles Michel, et le président turc se sont calés dans les deux fauteuils préparés pour la réunion, sans se préoccuper du sort de leur interlocutrice. 

Mercredi, Ursula von der Leyen a fait connaître son mécontentement d'avoir été placée en retrait et a exigé d'être traitée comme l'égale du président du Conseil.

Son porte-parole a affirmé que "les présidents des deux institutions ont le même rang protocolaire", mais le Conseil européen, l'organe représentant les Etats membres, a toutefois fait savoir que son président avait la préséance sur la Commission pour le protocole international.

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