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Turquie : la purge se poursuit dans l'armée et les médias

Deux semaines après le putsch avorté en Turquie, les purges et les arrestations se poursuivent. Mercredi, c'est la presse qui a à nouveau été prise pour cible, ainsi que l'état-major de l'armée qui a été littéralement décapité, avant l'annonce d'un remaniement complet jeudi matin.
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Radio France
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 (Le président turc Erdogan poursuit la purge après le putsch raté du 15 juillet © AFP/ANADOLU AGENCY/Kayhan Ozer)

Le Premier ministre Binali Yildirim avait annoncé mercredi que les purges n'étaient pas terminées. C'est en effet un coup de balai magistral qui a été donné. L'annonce, ou plutôt les annonces, ont été publiées au Journal officiel.

Ce sont d'abord des dizaines de journaux et de magazines, des chaînes de télé, des radios, trois agences de presse qui sont fermées par les autorités. Pour la plupart, ce sont des médias proches de l'imam Fethullah Gülen, le cerveau du coup d'État manqué selon les autorités turques, même si quelques titres sont surtout connus pour leur opposition au président Erdogan.

Une purge également dans l'armée

Ensuite c'est un coup de balai dans l'armée : 150 généraux, près de la moitié des généraux de l'armée turque sont limogés, sans compter plus de 700 officiers et des centaines de gradés qui sont remerciés. Une annonce attendue mais qui arrive avant l'heure. Jeudi matin, le Conseil militaire suprême doit se réunir sous la présidence de Recep Tayyip Erdogan, justement pour réorganiser l'état-major de l'armée turque.

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