Cet article date de plus de huit ans.

Turquie : l'heure des comptes

C'est l'heure du bilan en Turquie, après plusieurs jours de protestation contre les projets du Premier ministre Erdogan. Les manifestations ont fait quatre morts et un peu moins de 8.000 blessés. Des centaines de personnes attendent leur jugement pénal et les hôteliers déplorent une réputation mise à mal.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Marko Djurica Reuters)

Il ne reste plus que les manifestants silencieux pour mener la fronde. Les fameux Standing Man sont les seuls à protester. Quelques jours après l'évacuation de la place Taksim à Istanbul, les conséquences du conflit commencent à se faire sentir.

L'Union des Médecins Turques (TTB) a rendu public ce mardi ses comptes concernant la répression des manifestations contre le pouvoir. En tout, quatre personnes ont trouvé la mort et plus de 7.700 ont été blessées à travers le pays. Parmi elles, on dénombre notamment dix personnes ayant perdu la vue.

La TTB souligne notamment dans son dernier rapport l'impact dangereux qu'ont eu les gazs utilisés par les forces de l'ordre pour disperser la foule. Des gazs qui aurait causé la mort de nombreux animaux. D'après un vétérinaire, plus de 1.000 oiseaux, 60 chats et 8 chiens en auraient été victimes.

Cliquez sur les points de la carte pour connaître les victimes villes par villes

Place aux tribunaux ------------------- Plusieurs centaines de manifestants ont été arrêtés lors de ces manifestations et attendent désormais leur jugement. 94 d'être eux passaient devant le procureur ce mercredi. Beaucoup risquent des peines de prison, quatre sont déjà écroués. De leur côté, les hôteliers d'Istanbul font grise mine. Les trois semaines de manifestations ont fait perdre de 60 à 80% de leurs réservations au mois de juin. Ils estiment que l'activité touristiques en pâtira pour longtemps encore.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Monde

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.