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Trois personnes,dont 2 enfants, ont été tuées mardi dans de violentes manifestations qui ont éclaté dans des bidonvilles

Les manifestants protestaient contre un chômage massif et des services publics déficients.Près d'Ermelo, au coeur du bassin charbonnier à quelque 200 km à l'est de Johannesburg, le corps d'un homme a "été trouvé près du lieu des émeutes", a déclaré le porte-parole de la police de la province du Mpumalanga.
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Des manifestants protestent violemment contre la pauvreté et le chômage dans le bidonville d'Ermelo (AFP/STR)

Les manifestants protestaient contre un chômage massif et des services publics déficients.

Près d'Ermelo, au coeur du bassin charbonnier à quelque 200 km à l'est de Johannesburg, le corps d'un homme a "été trouvé près du lieu des émeutes", a déclaré le porte-parole de la police de la province du Mpumalanga.

A Boipelo, un autre township à 300 km au sud-ouest de la capitale économique, deux enfants ont péri noyés, vraisemblablement dans la panique qui a suivi la dispersion par la police d'une foule violente, a rapporté la chaîne publique de télévision SABC.

Les forces de l'ordre ont tiré à balles de caoutchouc lorsque les manifestants les ont attaquées à jets de pierres, a indiqué le responsable provincial, le colonel Kebaakae Metsi. Le commissariat local a été incendié. 42 personnes ont été interpellées.

A Ermelo, la situation restait très tendue mardi soir, certains émeutiers déclarant "la guerre" à la police.

Dans l'après-midi, la police a fait usage de balles réelles, "tirées contre les murs pour effrayer la foule" en réponse aux tirs de protestataires sur les forces de l'ordre, a indiqué M. Hlathi, selon lequel "aucun blessé n'a été enregistré" dans la fusillade.

Des renforts de police et des spécialistes de contrôle des foules étaient acheminés mardi vers ce township, où les policiers sont assaillis à jets de pierres et de cocktails molotov par des groupes qui se forment et se dispersent sans cesse.

Les médias locaux rapportent que les émeutiers sont pour l'essentiel des jeunes, qui protestent contre un chômage frappant surtout les quartiers pauvres et réclament l'accès à l'eau courante, à l'électricité, ainsi que des logements décents.

Les anciens ghettos noirs hérités de l'apartheid abritent toujours une population défavorisée, qui souffre d'un chômage massif, et sont encore souvent privés de services de base en dépit des progrès accomplis depuis la chute du régime raciste en 1994.

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