Syrie : la Turquie accusée d'avoir "violé" le cessez-le-feu

Selon une ONG, au moins 14 civils ont été tués, vendredi, dans le nord de la Syrie, par des raids aériens d'Ankara et des bombardements des rebelles proturcs.

De la fumée s\'échappe de bâtiments près de la ville de Ras Al-Aïn, le 18 octobre 2019, en Syrie.
De la fumée s'échappe de bâtiments près de la ville de Ras Al-Aïn, le 18 octobre 2019, en Syrie. (STOYAN NENOV / REUTERS)

Des "raids aériens et des tirs d'obus" de la Turquie et de ses alliés ont tué 14 civils, vendredi 18 octobre, dans plusieurs villages du nord-est de la Syrie, affirme l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Les forces kurdes ont accusé Ankara d'avoir ainsi "violé" le cessez-le-feu annoncé la veille.

D'après les Forces démocratiques syriennes, "les attaques aériennes et à l'artillerie continuent de viser des positions des combattants, des zones civiles et l'hôpital de Ras al-Aïn". Jeudi soir, le chef des FDS avait annoncé que ses forces étaient prêtes à "respecter le cessez-le-feu" de cinq jours.

Vendredi, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a averti que l'offensive reprendrait dès mardi soir si les forces kurdes ne se retiraient pas du secteur, comme prévu dans l'accord de trêve. "Nous avons fixé une limite : 120 heures à l'expiration desquelles cette région doit être nettoyée des groupes terroristes", a-t-il prévenu.