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Syrie : les experts de l'ONU visés par des tireurs embusqués

Les inspecteurs de l'ONU présents à Damas ont été la cible lundi de tireurs embusqués au moment où ils se rendaient à l'est de la capitale syrienne. Ils doivent mener une enquête alors que les rebelles accusent le régime de Bachar al-Assad d'avoir employé des armes chimiques mercredi 21 août. Ils ont malgré tout pu se rendre sur place et commencent à rencontrer des victimes.
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Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
  (Khaled al-Hariri Reuters)

Les inspecteurs de l'ONU ont été pris pour cible lundi par des tireurs embusqués lors de leur première tentative pour aller mener une enquête à l'est de Damas. Ils devaient se rendre dans la région de la Ghouta orientale, dans la zone où les rebelles accusent l'armée syrienne d'avoir employé contre eux des gaz neurotoxiques qui auraient tués plus de 1.600 personnes, le 21 août.

Mais des tireurs embusqués ont tenté d'empêcher cette enquête d'avoir lieu. "Le premier véhicule de l'équipe d'enquête sur les armes chimiques a été délibérément touché à plusieurs reprises par des tirs de snipers non identifiés ", a déclaré Martin Nesirky dans un communiqué. Il n'a fait état d'aucun blessé.

L'ONU a émis une "ferme protestation " auprès des autorités syriennes et de l'opposition. Cette protestation a été transmise par la haute représentante de l'ONU qui se trouve à Damas "afin que ceci (les tirs sur le convoi) ne se reproduise jamais et que la sécurité des équipes d'enquêteurs soit assurée à partir de demain ".

Premières rencontres avec des victimes

Cette tentative d'intimidation ne devrait cependant pas avoir raison de la volonté des inspecteurs de l'ONU, qui vont malgré tout essayer de se rendre sur les lieux présumés de l'attaque chimique. 

"La voiture n'étant plus utilisable, ils sont retournés sains
et saufs au point de contrôle tenu par le gouvernement
", a précisé Martin Nesirky.

"Toutes les parties doivent coopérer pour que l'équipe puisse mener son
important travail" (Martin Nesirky)

Après avoir changé de véhicules, les inspecteurs ont pu se rendre à Mouadamiya, où ils ont examiné des personnes présentes au moment de l'attaque du 21 août "Je me trouve maintenant avec l'équipe. Nous sommes à la
mosquée Raouda et ils rencontrent des blessés. Nos médecins et
les inspecteurs parlent avec les patients et réalisent des
prélèvements sur les victimes
", a déclaré à l'agence Reuters Abou Karam,
joint par téléphone.
 

Damas accuse les rebelles

La vingtaine d'inspecteurs des Nations unies était arrivée à Damas le 18 août, soit trois jours avant cette attaque durant laquelle les rebelles syriens auraient été visés par des gaz neurotoxiques.

La communauté internationale avait immédiatement réagie, demandant aux Nations unies de mener une enquête. L'attaque de lundi avait donc pour but de les empêcher de se rendre dans la Ghouta orientale.

Le régime syrien n'a pas tardé à réagir à cet épisode, accusant via la télévision d'État les rebelles d'être les auteurs des tirs.  

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