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Syrie : Damas soupçonné d'utiliser encore des armes chimiques

Les Etats-Unis ont annoncé qu'ils disposaient d'informations sur une utilisation très récente d'armes chimiques en Syrie. Une substance, probablement du chlore aurait été larguée sur le village de Kfar Zeïta en avril. Le régime de Bachar al-Assad est pointé du doigt. Le ministère français des Affaires étrangères avait affirmé avoir lui aussi des soupçons.
Article rédigé par Grégoire Lecalot
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Franceinfo (Franceinfo)

La Syrie a officiellement jusqu'au 27 avril pour se débarrasser de toutes ses armes chimiques. Dans l'intervalle, il semblerait qu'elle continue à en utiliser. C'est du moins ce que soupçonne très fortement le département d'Etat américain. "Nous avons des indications sur l'utilisation d'une substance chimique industrielle toxique " dans le village de Kfar Zeïta, a dit la porte-parole du département d'Etat, Jen Psaki. "Nous examinons les allégations selon lesquelles le gouvernement est responsable ", a-t-elle ajouté.

Largages par hélicoptères

Le ministère français des Affaires étrangères de son côté dispose aussi d'informations en ce sens : "Des indications me sont données - il faut vérifier -, selon
lesquelles il y aurait eu des attaques chimiques récemment, beaucoup
moins importantes que celles de Damas il y a quelques mois, mais des
attaques mortelles, dans le nord-ouest de la Syrie, pas loin du Liban
", a déclaré Laurent Fabius dimanche.

L'accusation avait été lancée par des opposants au régime. Selon eux, des hélicoptères des forces gouvernementales ont largué du gaz chloré sur le village tenu par des insurgés les 11 et 12 avril.

80% de l'accord tenu

Le régime syrien s'est engagé à se défaire de toutes ses armes chimiques après l'attaque du 21 août dernier en périphérie de Damas. Les Etats-Unis et leurs alliés avaient alors menacé le gouvernement syrien d'une intervention militaire, puis renoncé à la suite d'un accord avec la Russie. C'est ce texte qui fixe la date du 27 avril et la coordinatrice spéciale de la mission de l'Onu et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques affirme que le calendrier est tenu et que 80% des armes chimiques sont détruites ou sorties du pays. La question reste posée sur les 20% restantes.

 

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