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Soudan : le Nord et le Sud à la frontière d'une guerre pétrolière

Aux limites du Soudan du Sud et de la République du Soudan, la quête de l'or noir reste meurtrière. Un conflit engagé depuis des mois qui ne trouve de solutions que dans les armes et les munitions.
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Radio France
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Heglig est le théâtre d'un conflit pétrolier entre la République du Soudan et le Soudan du Sud. Cette région frontalière demeure sous le contrôle du Nord, mais a bien failli lui échapper après l'invasion de l'armée sud-soudanaise, début avril. Dans la bataille, le Soudan du Sud aurait endommagé le pipeline qui fournit au Nord 50% de son brut, quelque 55.000 barils par jour. A Heglig, la production de pétrole est au ralenti, les tensions s'accélèrent. 

Le conflit actuel entre la République du Soudan et le Soudan du Sud, indépendant de son voisin dépuis juillet 2011, ne serait qu'un "ingrédient" de plus au contentieux qui les opposent, selon Philippe Soler, rédacteur en chef de "La lettre de l'océan indien".

Les armées de Juba (capitale du Soudan du Sud) et de Karthoum (République du Soudan) restent, ce mercredi, en alerte, prêtes à donner l'assaut sur l'autre. Un conflit ouvert et généralisé n'est pas exclu. 

Intervention de l'ONU et de l'UA 

Le Conseil de sécurité des Nations unies prend position, ce mercredi : "Les membres du Conseil saluent le retrait de [l'armée sud-soudanaise] de Heglig, demandent un arrêt immédiat des bombardements aériens par les forces soudanaises (République du Soudan), et appellent à un cessez-le-feu immédiat" , déclare l'ambassadrice américaine aux Nations unies, Susan Rice. Ces bombardements auraient fait 16 morts et 34 blessés. 

Ce mardi, l'Union africaine (UA) donne trois mois aux deux pays pour trouver un arrangement. 

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