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Solferino: les volontaires de la Croix-rouge

Des milliers de volontaires se sont retrouvés à Solférino 150 ans après la bataille d'où est issue la Croix-Rouge
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de jeunes volontaires de la Croix-Rouge préparent une réserve d'eau, à Solferino (Italie), le 26/06/09 (© AFP/Damien Meyer)
Des milliers de volontaires se sont retrouvés à Solférino 150 ans après la bataille d'où est issue la Croix-RougeDes milliers de volontaires se sont retrouvés à Solférino 150 ans après la bataille d'où est issue la Croix-Rouge

Sur les lieux de l'hécatombe, la Croix-Rouge italienne a dressé un camp humanitaire. En 1859, l'armée française menée par Napoléon III, allié à celle de Piémont-Sardaigne bat l'armée Autrichienne.

Ce pas vers l'unité italienne a fait 40.000 morts et blessés. Présent et bouleversé, Henri Dunand, organise les prémisses l'ancêtre de la Croix-Rouge.

Le carnage qui fit réagir Dunant
Le jeune Suisse, âgé de 31 ans, devait rencontrer Napoléon III pour ses affaires en Algérie, le 24 juin 1859. Devant le désastre humanitaire, Il organise les secours avec les femmes des alentours, soignant indistinctement les blessés des deux camps, ce qui est une véritable révolution. Il obtient même de Napoléon III la libération des médecins autrichiens prisonniers pour qu'ils prodiguent des soins.

Deux années plus tard, il publie "Un souvenir de Solferino", dénonçant les horreurs de la guerre et entreprend de fonder la Croix-Rouge en 1863.

"Cent cinquante ans après Solférino, l'idée de Dunant s'est diffusée à travers le monde et aujourd'hui la Croix-Rouge compte des millions de volontaires", rappelle le président de la Croix-Rouge italienne, Francesco Rocca.

Ce week-end, les organisateurs de la Croix-Rouge attendent 10.000 personnes sur place.

Les volontaires encouragés dans leurs actions

Les jeunes volontaires arrivés des quatre coins du monde, débattent et suivent des formations. Armés de planches, marteaux, pelles et bâches en plastique, une centaine d'entre eux a notamment appris à monter un camp de réfugiés, sous un soleil de plomb.

Pour ces membres de l'organisation, venir à Solferino est tout un symbole. Ainsi Sa'ed Arabia, 29 ans, délégué du Croissant-Rouge palestinien explique: "Quand je suis arrivé, la première image qui m'est venue est la bataille et j'ai fait un parallèle: cette guerre est terminée tandis qu'en Palestine, en Israël, les combats continuent et épuisent la population".

Pour lui, ce rassemblement est l'occasion de se rapprocher des délégués israéliens avec qui il a noué des relations "d'amitié". Pour sa part, Vanessa Chikh, 23 ans, explique: C'est d'ici, à Solferino, qu'on vient, ça fait quelque chose".

Francesco Rocca estime qu'aujourd'hui, il faut réfléchir à la façon d'affronter au mieux les "Solferino du troisième millénaire".

"Notre planète est mal en point, il y a le changement climatique, tant de conflits", soupire Moshe Danenberg Ohayon, 33 ans, délégué de Magen David Adom, société israélienne membre de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
Mais il garde l'espoir en se félicitant de l'"esprit de changement" parmi les jeunes volontaires de l'organisation. "C'est ça le pouvoir de Solferino", dit-il.

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