Sanctions possibles de l'énergie iranienne

Si l'Iran ne renonce pas à enrichir son uranium, les EU envisagent de sanctionner le secteur iranien de l'énergie

Le conseiller à la sécurité nationale américaine, James Jones
Le conseiller à la sécurité nationale américaine, James Jones (© AFP Prakash Singh)
Si l'Iran ne renonce pas à enrichir son uranium, les EU envisagent de sanctionner le secteur iranien de l'énergieSi l'Iran ne renonce pas à enrichir son uranium, les EU envisagent de sanctionner le secteur iranien de l'énergie

Téhéran est actuellement sous la coulpe d'un ultimatum qui tient jusqu'à septembre.

Si rien ne change, les Etats-Unis envisagent de nouvelles sanctions, qui auront pour principal objectif de réduire fortement les capacités iraniennes d'importation de produits pétroliers raffinés.

Telles sont en tout cas les informations délivrées par le quotidien israélien Haaretz qui cite une source israélienne au courant des discussions tenues cette semaine en Israël par le conseiller à la sécurité nationale américaine, Jim Jones.

Bien qu'il soit un important exportateur de brut, l'Iran importe 40% de son essence. C'est donc peut-être là le talon d'Achille de Téhéran, qui a déjà essuyé plusieurs trains de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU pour tenter de lui faire renoncer à l'enrichissement d'uranium.

Etant parfaitement conscients de cette dépendance énergétique, le Sénat et la Chambre des représentants américain, ont voté mercredi en faveur d'une mesure interdisant aux entreprises vendant de l'essence et d'autres produits pétroliers raffinés à l'Iran, d'obtenir du département d'Etat des contrats pour la livraison de brut à la Réserve stratégique de pétrole américaine.

Détermination de l'administration Obama

Jim Jones a aussi évoqué les prochaines étapes, entre septembre et décembre 2009 en cas d'échec du dialogue. Les Etats-Unis et leurs alliés exerceront une série de pressions écnomiques et diplomatiques et tenteront de rallier à leur cause les Russes et les Chinois écrit Yédioth, un autre journal israélien. Les autorités israéliennes et américaines se sont refusées à tout commentaire sur la visite de Jones, largement considérée comme une tentative du président Barack Obama de rassurer les Israéliens sur sa détermination à ne pas laisser l'Iran se doter de la bombe atomique.

Jim Jones et Robert Gates ont demandé à Israël de faire profil bas et de cesser de multiplier publiquement les déclarations concernant l'Iran jusqu'à ce qu'une évaluation internationale intervienne fin septembre, ajoute Haaretz. Israël, a laissé entendre qu'il pourrait frapper l'Iran préventivement.