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Syrie : les négociations commencent entre rebelles et régime à Astana

De nouvelles négociations, pour un accord de paix en Syrie, s'ouvrent lundi 23 janvier à Astana, la capitale du Kazakhstan. Mais les insurgés refusent le dialogue direct avec les représentants de Bachar Al-Assad. 

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Radio France
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Les vestiges de la ville d'Alep, le 21 janvier 2017. Alep reste l'un des symboles de l'opposition frontale entre rebelles et régimes syriens. (LOUAI BESHARA / AFP)

Les représentants du régime de Damas et les chefs des groupes armés de l'opposition vont tenter de s'entendre. Les négociations sous l'égide de la Russie, de la Turquie et de l'Iran, débutent lundi pour tenter de conforter le cessez-le-feu conclu à la fin du mois de décembre 2016. Mais d'entrée de jeu, les rebelles ont refusé de discuter directement avec les partisans de Bachar Al-Assad. 

Des négociations à la russe

A la manœuvre, le Kremlin veut faire des pourparlers d'Astana une étape incontournable, avant la reprises des négociations politiques à Genève, le 8 février. Les occidentaux eux sont réduits au rôle d'observateurs.


La Russie veut en fait imposer sa méthode. D'abord, faire taire les armes sur le terrain avant d'engager la transition politique. Pour la première fois, ceux qui s'affrontent, armes à la main, seront face à face dans la même salle, explique Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe.

Un grand absent et quelques réserves

La négociatrice de l'opposition Basma Kodmani estime donc que "les Russes sont, cette fois-ci, sérieux et déterminés. Ils veulent sortir du conflit, ils sont allés dans l'option militaire aussi loin qu'il était dans leur intérêt d'aller". Pour elle, l'implication des combattants est aussi vitale. "Ces groupes doivent se sentir impliqués dans les décisions et ils doivent même bien entendu s'y conformer", souligne-t-elle.

Il y a tout de même un grand absent : les Kurdes syriens. Ils tiennent pourtant le nord du pays et mènent l'offensive au sol contre Raqqa. La Turquie s'est opposée à leur présence et c'est de mauvais augures pour Khaled Issa qui représente à Paris, le Kurdistan syrien. "Toute décision prise ne nous concerne pas et nous ne sommes absolument pas obligé de les respecter", précise-t-il.


Longtemps incertain l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, sera finalement présent à Astana. De son côté la France, qui n'a pas été invitée, observe sans enthousiasme excessif. Les négociations devraient durer plusieurs jours.

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