Moscou : visite sous tension du secrétaire d'État américain, Rex Tillerson

Ce mercredi 12 avril, le secrétaire d'État américain est à Moscou pour une rencontre sous tension.

Depuis cinq jours et les frappes américaines en Syrie, la relation entre Washington et Moscou s'est considérablement dégradée. Pour sa première visite en tant que secrétaire d'Etat, Rex Tillerson est porteur d'un message à l'attention du pouvoir russe. Une mise en garde directe adressée quelques heures auparavant depuis l'Italie. "La Russie a choisi de s'allier au régime d'Assad, aux Iraniens et au Hezbollah. Ne ferait-elle pas mieux de s'allier aux États-Unis, aux autres pays occidentaux et aux pays du Moyen-Orient qui ensemble cherchent à résoudre la crise syrienne", avait-il lancé.


Une amitié ancienne

Rex Tillerson n'est pas un inconnu dans ce pays. A la tête du géant pétrolier ExxonMobil, il a négocié des contrats importants avec le Kremlin dans les années 90. En 2012, c'est Vladimir Poutine en personne qui l'a décoré de l'ordre de l'amitié. Mais ces bonnes relations passées suffiront-elles à convaincre les Russes de lâcher Bachar al-Assad ? C'est peu probable. En tout cas, pour l'instant.

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Le PDG d\'ExxonMobil Rex Tillerson lors de son audition au Sénat en tant que futur secrétaire d\'Etat, à Washington (Etats-Unis), le 11 janvier 2017.
Le PDG d'ExxonMobil Rex Tillerson lors de son audition au Sénat en tant que futur secrétaire d'Etat, à Washington (Etats-Unis), le 11 janvier 2017. (SAUL LOEB / AFP)