Navires Mistral : accord entre Paris et Moscou sur un remboursement

La somme que devra rembourser Paris à Moscou a été fixée à 1,16 milliard d'euros, affirme le quotidien russe "Kommersant".

Un navire de type Mistral dans le port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), en juin 2015.
Un navire de type Mistral dans le port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), en juin 2015. (MAXPPP)

Bientôt la fin du feuilleton ? Un accord final a été trouvé entre Paris et Moscou sur la somme que la France doit verser à la Russie en dédommagement de la non-livraison des navires Mistral, a annoncé vendredi 31 juillet un haut responsable russe, après huit mois d'intenses discussions.

"Les négociations sont déjà entièrement achevées, tout a déjà été décidé – et les délais, et la somme", a déclaré le conseiller pour la coopération militaire et technique du président russe, Vladimir Kojine, dans des propos rapportés par l'agence RIA Novosti. "J'espère que nous signerons au plus vite l'accord sur la résiliation du contrat", déclare-t-il.

Un accord signé "pendant les dix premiers jours d'août"

La somme que devra rembourser Paris à Moscou a été fixée à 1,16 milliard d'euros, affirme le quotidien russe Kommersant, citant plusieurs sources anonymes. Selon le quotidien, les négociations menées par le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine et le secrétaire général français pour la défense Louis Gautier ont pris fin la semaine dernière et abouti à "un accord final". Cet accord devrait être signé "pendant les premiers dix jours d'août" par les chefs d'Etat russe et français, assure le quotidien.

Le premier des deux navires de guerre, le Vladivostok, devait être initialement remis à Moscou à la mi-novembre 2014, tandis que le second, le Sébastopol, devait théoriquement être livré à l'automne 2015. Mais Paris avait annoncé fin novembre le report "jusqu'à nouvel ordre" de la livraison du Vladivostok, en invoquant le rôle de la Russie dans le conflit en Ukraine.

Le contrat initial, conclu en juin 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, était évalué à près de 1,2 milliard d'euros pour la livraison de ces deux navires pouvant transporter des hélicoptères, des chars ou des chalands de débarquement et accueillir un état-major embarqué ou un hôpital.