Syrie : la Russie bombarde des positions insurgées après l'attaque d'Alep attribuée aux rebelles

Moscou accuse des "groupes terroristes" d'avoir mené une attaque chimique dans la ville contrôlée par le régime. L'aviation russe a donc mené des frappes aériennes contre des positions insurgées. 

Un Syrien est hospitalisé à Alep (Syrie), samedi 24 novembre 2018, après une présumée attaque chimique menée par des insurgés. 
Un Syrien est hospitalisé à Alep (Syrie), samedi 24 novembre 2018, après une présumée attaque chimique menée par des insurgés.  (GEORGE OURFALIAN / AFP)

La Russie a mené des frappes aériennes en Syrie, dimanche 25 novembre, contre les positions de rebelles syriens qu'elle accuse d'avoir utilisé des armes contenant du chlore lors d'une attaque à Alep, ville tenue par le régime de Bachar Al-Assad. "Toutes les cibles rebelles ont été détruites", a précisé un porte-parole du ministère de la Défense russe.

Dès samedi, Moscou avait accusé des "groupes terroristes", se trouvant dans des territoires contrôlés par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, d'avoir tiré sur Alep des "explosifs contenant apparemment du chlore". La Russie affirme que ces attaques menées par des insurgés ont empoisonné 46 personnes, dont 8 enfants.

Depuis fin 2016, Alep est sous le contrôle total du pouvoir de Bachar Al-Assad. Mais des secteurs à la périphérie ouest de la ville sont tenus par des groupes rebelles et jihadistes, qui contrôlent en grande partie la province d'Idleb, ultime grand bastion insurgé de Syrie dans le nord-ouest syrien.