Piégé par des usurpateurs russes, le prince Harry juge que Donald Trump a "du sang sur les mains"

Le duc de Sussex a été piégé par deux habitués des canulars téléphoniques, qui se sont fait passer pour l'activiste climatique Greta Thunberg et le père de la jeune fille.

Le prince Harry, le 25 octobre 2019, au palais de Windsor, à Londres.
Le prince Harry, le 25 octobre 2019, au palais de Windsor, à Londres. (JEREMY SELWYN / AFP)

"Le monde est dirigé par des malades." Deux célèbres usurpateurs russes ont affirmé, mercredi 11 mars, avoir piégé le prince Harry lors d'un canular téléphonique, dont l'enregistrement a été partagé par le tabloïd britannique The Sun (article en anglais). Pendant cet entretien, il estime notamment que "le monde est dirigé par des malades" et s'épanche sur ses relations avec la famille royale britannique.

Le président américain Donald Trump "a du sang sur les mains" pour avoir "poussé" la production de charbon dans son pays, a ainsi jugé le prince de 35 ans, croyant s'entretenir avec la militante écologiste suédoise Greta Thunberg. Le prince estime que Boris Johnson est "un homme bon" et que Greta Thunberg serait "une de rares personnes" à pouvoir toucher "l'âme" du Premier ministre britannique. "Ce sont les gens comme toi et la jeune génération qui vont faire toute la différence", a-t-il ajouté.

Lors de deux échanges téléphoniques qui auraient eu lieu le 31 décembre et le 22 janvier, le prince se justifie aussi sur son usage des jets privés, prend ses distances avec son oncle Andrew – accusé par une Américaine de l'avoir forcée à avoir des relations sexuelles dans le cadre de l'affaire Epstein – et se confie sur son départ au Canada avec sa femme Meghan et son fils Archie. "Parfois, la bonne décision n'est pas la plus facile. Mais c'est la bonne décision pour notre famille, la bonne décision pour protéger mon fils", a déclaré Harry, qui a cessé d'être un membre actif de la famille royale britannique.

Des activistes russes pro-Kremlin

Le duc de Sussex a été piégé par deux habitués des canulars téléphoniques, les Russes Alexeï Stoliarov et Vladimir Kouznetsov (alias Vovan et Lexus) qui se sont fait passer pour l'activiste climatique et le père de la jeune fille. "C'était nous", a confirmé à l'AFP Vovan, qui a déjà piégé le chanteur Elton John, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, ou encore le président français, Emmanuel Macron. Le palais de Buckingham n'avait pas fait de commentaire mercredi matin.

Les cibles privilégiées du duo d'humoristes sont globalement des adversaires du Kremlin. En 2016, Vovan expliquait à l'AFP vouloir "montrer le visage réel de certains partenaires de la Russie, leur hypocrisie". "Nous faisons uniquement les choses qui sont dans l'intérêt de notre pays", disait de son côté Lexus.