Incendie dans un immeuble à Londres : la police annonce un nouveau bilan d'au moins 17 morts

Le précédent décompte faisait état de 12 morts et 78 blessés.

Vue aérienne de l\'immeuble ravagé par un incendie dans l\'ouest de Londres (Royaume-Uni), le 15 juin 2017.
Vue aérienne de l'immeuble ravagé par un incendie dans l'ouest de Londres (Royaume-Uni), le 15 juin 2017. (PETER NICHOLLS / REUTERS)

Le bilan s'alourdit. La police de Londres a annoncé, jeudi 15 juin, que 17 personnes avaient perdu la vie dans l'incendie survenu la veille dans une tour de logements sociaux de la capitale britannique. De nombreux disparus sont toujours recherchés par les pompiers, dans des conditions délicates, ce qui signifie que le bilan risque encore de s'alourdir.

Trente-sept personnes sont toujours hospitalisées, dont 17 dans un état critique, a précisé le chef de la police. Selon lui, rien ne permet de penser que cet incendie, dont la cause exacte n'a pas encore été établie, soit de nature terroriste.

Des familles entières recherchées

"Ce serait un miracle de retrouver des vivants", a déclaré la cheffe des pompiers sur SkyNews, soulignant que la violence du feu et la chaleur ont laissé peu de chance aux personnes qui n'ont pas pu s'échapper du brasier. Les recherches pourraient prendre des semaines. Des familles entières n'ont pas donné signe de vie, certains évoquant des dizaines de personnes toujours portées disparues.

La colère monte parmi les résidents, qui pointent des défaillances à répétition dans la gestion de la tour Grenfell. L'immeuble comptait 120 appartements et hébergeait quelque 600 personnes dans une enclave populaire du quartier cossu de Kensington. 

Une rénovation controversée

Le nouveau revêtement de l'immeuble faisait en particulier débat. Selon la BBC, il incorporait une couche de plastique, ce qui pourrait expliquer la vitesse à laquelle le feu s'est propagé. Le quotidien Guardian écrit que c'est le même revêtement qui a été mis en cause lors d'un incendie "similaire" dans la ville australienne de Melbourne, en 2014, qui n'avait pas fait de victime.

La société Rydon, qui a procédé à la rénovation pour un coût de près de 10 millions d'euros, a affirmé qu'elle respectait "tous les contrôles obligatoires en matière de normes incendie et de règles de sécurité".