Une Britannique meurt après avoir été contaminée par du Novitchok, le poison qui a rendu malade l'ex-espion russe Sergueï Skripal

Les enquêteurs essaient de déterminer s'il s'agit du même lot de poison, et si les Skripal et les victimes anglaises du mois de juillet se connaissaient.

Une policière à Amesbruy (Royaume-Uni), le 8 juillet 2018.
Une policière à Amesbruy (Royaume-Uni), le 8 juillet 2018. (HENRY NICHOLLS / REUTERS)

La Britannique contaminée à l'agent innervant Novitchok est morte, dimanche 8 juillet dans la soirée, indique la police britannique, qui a ouvert une enquête pour meurtre. Elle avait été hospitalisée quelques jours plus tôt à Salisbury, dans le sud de l'Angleterre. La Première ministre Theresa May a immédiatement réagi à cette annonce. "Je suis horrifiée et choquée par la mort de Dawn Sturgess", a-t-elle déclaré dans un communiqué. "Mes pensées et mes condoléances vont à sa famille et à ses proches".

Quatre mois après l'empoisonnement d'un ex-espion russe et de sa fille à Salisury, Dawn Sturgess et son mari avaient été hospitalisés, le 1er juillet, après avoir été retrouvés dans un état critique dans un village voisin. Les autorités avaient mis quelques jours pour s'assurer que l'homme et la femme avaient été exposés au "même agent innervant" que Sergueï et Ioulia Skripal : le Novitchok.

Scotland Yard a précisé que l'homme âgé de 45 ans qui a été hospitalisé le même jour que Dawn Sturgess à Salisbury après avoir été lui aussi contaminé au Novitchok, était toujours dans un état critique. A l'heure actuelle, aucun lien amical, professionnel ou autre n'a été établi entre les victimes de mars et celles de juillet. Les enquêteurs s'intéressent à d'éventuels points communs, à commencer par le type de Novitchok utilisé. "Ce sera aux scientifiques de déterminer s'il vient du même lot" que celui utilisé en mars.