Écosse : la dirigeante homosexuelle du parti conservateur donne naissance à un bébé

L'élue a annoncé la nouvelle sur Twitter, photo à l'appui.

La leader du parti conservateur, Ruth Davidson, le 1er octobre 2018 à Birmingham (Royaume-Uni).
La leader du parti conservateur, Ruth Davidson, le 1er octobre 2018 à Birmingham (Royaume-Uni). (BEN STANSALL / AFP)

La dirigeante du Parti conservateur en Écosse, l'atypique Ruth Davidson, a annoncé vendredi 26 octobre, aux côtés de sa compagne Jen Wilson, avoir accouché de leur premier enfant, Finn Paul, une naissance issue d'une fécondation in vitro qu'elle avait médiatisée. "Jen et moi sommes ravies de l'arrivée de Finn en bonne santé, a-t-elle dit à l'agence Press Association. Je suis impatiente d'emmener ce petit garçon à la maison pour passer du temps en famille."Welcome to the world, little one.

"J'espère que ça lèvera une part du tabou"

Ruth Davidson, 39 ans, avait annoncé publiquement sa grossesse en avril, après avoir subi une fécondation in vitro (FIV). Elle souhaitait que son annonce contribue à normaliser l'idée que les couples homosexuels aient des enfants. "C'est important que les gens réalisent que ça arrive et que c'est normal, j'espère que ça lèvera une part du tabou et du mystère", avait-elle déclaré à la BBC.

Plusieurs personnalités politiques britanniques ont salué la naissance, dont la cheffe du gouvernement, Theresa May, la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, ou la cheffe du parti nord-irlandais ultraconservateur DUP, Arlene Foster, qui ont félicité le couple.

Avec sa personnalité joviale et charismatique, son humour et son homosexualité revendiquée, Ruth Davidson a su redonner un nouveau souffle au Parti conservateur en Écosse, qui avait pratiquement disparu du paysage politique. Les Tories étaient ainsi passés de 1 à 13 sièges aux élections législatives anticipées de juin 2017, par ailleurs fatales au parti de Theresa May, qui avait perdu sa majorité absolue. Opposée à l'indépendance de l'Écosse, Ruth Davidson avait ainsi mis un coup de frein aux aspirations de la Première ministre écossaise, qui avait perdu une vingtaine de sièges.