David Cameron ne veut pas être "aussi mauvais que la France"

Dans une tribune publiée dans le "Sunday Times", le Premier ministre britannique critique la situation économique de la France afin de répondre à son adversaire politique pour les prochaines élections législatives. 

Le Premier ministre britannique, David Cameron, arrive pour une conférence de presse à la fin d\'un sommet européen à Bruxelles, le 20 mars 2015.
Le Premier ministre britannique, David Cameron, arrive pour une conférence de presse à la fin d'un sommet européen à Bruxelles, le 20 mars 2015. (ALAIN JOCARD / AFP)

La France, une nouvelle fois épinglée outre-Manche. Le Premier ministre britannique, David Cameron, a critiqué le "rêve français" du chef de l'opposition travailliste, Ed Miliband, critiquant par la même occasion la situation économique française, dans une tribune publiée dimanche 22 mars dans le Sunday Times (en anglais, accès abonnés).

Dans cette tribune titrée "Le Labour nous rendra aussi mauvais que la France" et publiée à moins de sept semaines des élections législatives du 7 mai, le Premier ministre conservateur affirme que son concurrent travailliste, Ed Miliband, voulait il y a trois ans que le Royaume-Uni "suive la même dynamique que le gouvernement français". "Mais où cette dynamique a-t-elle mené ?" s'interroge-t-il.

L'exemple de la France pour répondre à son adversaire

Il répond lui-même à sa propre question dans la suite du texte : "Le chômage de l'autre côté de la Manche est presque deux fois plus important qu'au Royaume-Uni et notre économie croît sept fois plus rapidement que celle de la France."

"Imaginez si Miliband avait eu la liberté de réaliser son rêve français : les retombées se feraient sentir via des pertes d'emplois catastrophiques, une baisse du niveau de vie, une dette à faire pleurer et la chute rapide de tout espoir en notre avenir", écrit encore David Cameron.

Le Premier ministre répète aussi une affirmation formulée cette semaine par le ministre des Finances, George Osborne, et avance que le comté du "Yorkshire avait créé davantage d'emplois que la France toute entière". Bref, il n'a manifestement pas lu le dernier numéro de The Economist qui loue la productivité des travailleurs français, comme le note Le Figaro.