Attaque de Londres : un mode opératoire de simple et indétectable

Une voiture, des couteaux... Un mode opératoire simple et à la portée de n'importe qui. Impossible à prévoir, il se multiplie.

France 3

À Nice le 14 juillet dernier, sur la promenade des Anglais, à Berlin en décembre 2016 sur le marché de Noël, à Londres en mars dernier sur le pont de Westminster et samedi dernier sur le London Bridge, le même mode opératoire a été utilisé. Une voiture ou un camion a foncé dans la foule pour tuer le maximum de personnes. Ce type d'attaques demande peu de préparations. Le terroriste n'a pas besoin de formation et surtout il est très difficilement détectable par les services de renseignement.

Nouvelle tendance

Ce sont des attentats peu sophistiqués comme au Louvre, en février dernier, où une tentative d'assassinat a eu lieu avec un couteau sans aucune logistique. Au lendemain des attaques de Londres, Theresa May a reconnu être face à une nouvelle forme d'action terroriste. "Nous sommes confrontés à une nouvelle tendance dans la menace qui nous fait face. Le terrorisme reproduit le terrorisme. Les auteurs de ces attaques ne préparent pas leurs attentats pendant de longues années, ils ne s'entraînent pas pendant des mois, même quand ce sont des gens qui se sont radicalisés seuls sur Internet", a expliqué la Première ministre britannique dimanche. Le niveau d'alerte n'a pas été relevé au Royaume-Uni.

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Des enquêteurs de la police britannique sur le London Bridge, le 4 juin 2017 à Londres (Royaume-Uni), au lendemain d\'une attaque terroriste.
Des enquêteurs de la police britannique sur le London Bridge, le 4 juin 2017 à Londres (Royaume-Uni), au lendemain d'une attaque terroriste. (ODD ANDERSEN / AFP)