Syrie : Washington évoque une action militaire "ajustée" sans troupes au sol

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a par ailleurs affirmé avoir la "forte certitude" que le régime syrien était responsable de l'attaque aux armes chimiques, perpétrée le 21 août.

Le secrétaire d\'Etat américain, John Kerry, lors d\'une conférence de presse à Washington (Etats-Unis), le 30 août 2013.
Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, lors d'une conférence de presse à Washington (Etats-Unis), le 30 août 2013. (ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Une action militaire en Syrie aura-t-elle lieu ? Rien n'est encore acté. Mais le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a évoqué, vendredi 30 août, une réponse militaire "ajustée" et qui ne serait pas "infinie" dans le temps. Le président américain Barack Obama "a dit très clairement que, quelle que soit la décision qu'il prendra sur la Syrie, elle ne ressemblera en rien à l'Afghanistan, à l'Irak ou même à la Libye. Il n'y aura pas de troupes au sol", a indiqué le chef de la diplomatie américaine.

Pour cette possible opération militaire, John Kerry a cité, comme alliés possibles, la France, la Ligue arabe et l'Australie. Il a également estimé que cette opération serait un message envoyé à l'Iran et au Hezbollah, soutiens militaires de Damas.

"Si nous ne faisons rien, il y aura des conséquences"

La Maison Blanche semble déterminée à agir. "Nous serons jugés très durement si nous détournons le regard de ce dictateur qui utilise ces armes de destruction massive", a déclaré John Kerry, qui a qualifié Bachar Al-Assad de "voyou" et de "meurtrier". Et d'ajouter : "Aujourd'hui, si nous ne faisons rien, il y aura des conséquences."

John Kerry a également affirmé que la Maison Blanche a la "forte certitude" que le régime syrien était responsable de l'attaque aux armes chimiques qui a fait, selon les Etats-Unis, 1 429 victimes, dont 426 enfants, près de Damas, le 21 août.

REUTERS