Syrie : la justice accusée d'excès de lenteur pour les journalistes tués à Homs

Il y a sept ans démarrait la guerre civile en Syrie. En 2012, un photographe français et une journaliste de guerre américaine avaient été tués dans un bombardement à Homs. Leurs proches réclament justice.

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France 3

Il y a six ans, Rémi Ochlik, photographe pour Paris Match, était tué dans le bombardement du bastion des insurgés à Homs. La (espaces en trop) journaliste américaine Marie Colvin était elle aussi mortellement touchée. Édith Bouvier, journaliste française gravement blessée en Syrie, s'étonne de la lenteur de la justice malgré un dossier étayé. "Ils ont tout. Je ne comprends pas pourquoi on tarde encore", s'insurge la reporter. Elle est soutenue par les avocats de ses confrères morts.

Le frère du président syrien accusé

Selon les témoins, deux hauts responsables du régime syrien, dont le frère de Bachar al-Assad, ont commandité et organisé l'attaque contre les reporters. Elle aurait visé à dissuader les journalistes de témoigner sur les crimes commis dans le bastion rebelle de Homs écrasé sous une pluie de bombes. L'enquête, requalifiée en crimes de guerre, est à l'instruction depuis six ans.

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Marie Colvin, journaliste américaine de 56 ans, et Rémi Ochlik, photoreporter français de 28 ans, ont été tués mercredi 22 février 2012 à Homs, en Syrie.
Marie Colvin, journaliste américaine de 56 ans, et Rémi Ochlik, photoreporter français de 28 ans, ont été tués mercredi 22 février 2012 à Homs, en Syrie. (STEPHANE DE SAKUTIN / SUNDAY TIMES / AFP)