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Syrie : Kofi Annan juge la réponse d'Al-Assad "décevante"

L'émissaire spécial de l'ONU et de la Ligue arabe a indiqué qu'il "continuait de discuter malgré des réponses décevantes jusqu'ici" de Damas. 

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Kofi Annan lors d'une conférence de presse à Genève (Suisse), le 16 mars 2012. (PHILIPPE MERLE / AFP)

L'émissaire spécial des Nations unies et de la Ligue arabe a qualifié vendredi 16 mars de "décevantes jusqu'ici" les réponses syriennes à ses propositions de médiationS'adressant au Conseil de sécurité de l'ONU par vidéoconférence depuis Genève (Suisse), Kofi Annan a rendu compte de sa mission visant à tenter de mettre un terme à la répression du président Bachar Al-Assad, qui a fait selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme plus de 9 000 morts depuis le début de la révolte il y a un an. FTVi fait le point sur son compte-rendu.

• Les "réponses décevantes" de Damas

Kofi Annan a indiqué qu'il "continuait de discuter malgré des réponses décevantes jusqu'ici" et que ses "propositions en six points" restaient sur la table. La Syrie a assuré vendredi qu'elle coopérerait avec Kofi Annan, mais a réaffirmé sa détermination à combattre les "terroristes", c'est-à-dire l'opposition armée, à qui elle attribue les violences dans le pays. 

La crise doit être abordée "très, très prudemment", a-t-il souligné, s'adressant à la presse après son intervention devant le Conseil de sécurité. "Oui, nous essayons de nous focaliser sur la Syrie, mais toute erreur de calcul qui conduirait à une escalade importante aura des conséquences dans la région qui seront extrêmement difficiles à gérer", a ajouté Kofi Annan.

• Appel à l'unité du Conseil de sécurité face à Al-Assad

"Plus votre message sera fort et unifié, plus les chances seront grandes de voir la dynamique du conflit changer", a déclaré l'ancien secrétaire général de l'ONU en s'adressant aux 15 Etats membres du Conseil de sécurité, selon des propos rapportés par des diplomates. 

Interrogé sur les modalités d'un éventuel cessez-le-feu sous supervision internationale, il a rappelé que Londres estime que c'est au gouvernement syrien de faire taire les armes en premier. La Russie insiste de son côté pour qu'un cessez-le-feu soit simultané entre les forces gouvernementales et l'opposition armée, suggérant qu'il soit supervisé par des observateurs internationaux indépendants.

• Une mission à Damas ce week-end

Kofi Annan a également confirmé l'envoi d'une mission à Damas ce week-end pour discuter des sujets encore sur la table. Objectif : "discuter des modalités d'un mécanisme d'observation et d'autres étapes pratiques pour mettre en place (...) certaines de ses propositions, incluant un arrêt immédiat de la violence et des tueries", a précisé un porte-parole de l'ONU.

• Une mission humanitaire avec l'ONU

Par ailleurs, l'ONU doit aussi participer ce week-end pour la première fois à une mission humanitaire en Syrie, "menée par le gouvernement", selon la responsable des opérations humanitaires des Nations unies. Interrogé sur cette mission, Kofi Annan a espéré que les humanitaires "auront la capacité et l'indépendance pour travailler sur le terrain".

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