Syrie. La France cherche obstinément "une solution politique", dit Hollande

Il s'est exprimé depuis Varces, en Isère, lors de l'hommage au 88e soldat français tué en Afghanistan.

François Hollande, le 11 août 2012, en Isère, pour l\'hommage rendu au 88e soldat français tué en Afghanistan.
François Hollande, le 11 août 2012, en Isère, pour l'hommage rendu au 88e soldat français tué en Afghanistan. (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

SYRIE - Pressé par l'opposition, François Hollande a-t-il voulu faire part de sa détermination à trouver une solution en Syrie ? Le président a affirmé à Varces (Isère) samedi 11 août, lors de son hommage au major Franck Bouzet, 45 ans, 88e soldat français mort en Afghanistan, que Paris était engagé dans la "recherche obstinée d'une solution politique en Syrie".

Le chef de l'Etat, qui a interrompu ses vacances pour cet hommage, a rappelé que la France déployait un hôpital de campagne en Jordanie, "au plus près de la frontière avec la Syrie pour venir en aide aux réfugiés mais aussi aux combattants qui font face à une répression menée par un régime qui n'est plus animé que par la seule peur de sa propre fin". A ce "devoir humanitaire", s'ajoute "un soutien à l'opposition syrienne" et "la recherche obstinée d'une transition politique en Syrie", a-t-il cependant poursuivi.

Hollande critiqué

François Hollande a été critiqué par l'opposition sur sa gestion de la crise syrienne. Dans un entretien publié ce samedi dans Ouest-France, l'ancien Premier ministre François Fillon le presse de "payer de sa personne et se rendre à Moscou pour discuter, les yeux dans les yeux, avec Poutine", afin d'infléchir sa position.

L'intervention du président n'a pas suffi à taire les reproches et il en a subi une nouvelle salve de l'UMP. "Il y a quelques années, le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, gérait la canicule de ses vacances. On se souvient de cette polémique. Aujourd'hui, François Hollande fait de même avec la Syrie. Il gère de sa plage la réaction internationale. La preuve de sa non-réactivité est qu'il ne convoque le Conseil de Sécurité que le 30 août", a ainsi réagi l'eurodéputé Philippe Juvin, secrétaire national de l'UMP, dans un communiqué. L'ancien ministre Frédéric Lefebvre a abondé : "La France, qui pourtant préside le conseil de sécurité de l'ONU pour un mois depuis le 1er août, se contente de donner le change avec un convoi humanitaire".

Le chef de l'Etat s'est attardé pendant trois quarts d'heure avec la famille du militaire tué en Afghanistan à huis clos, avant d'aller à la rencontre de 300 chasseurs alpins qui ont entonné un chant militaire a cappella. Il s'est ensuite rendu à l'hôpital de Grenoble au chevet du bijoutier blessé et de la femme prise en otage vendredi lors d'un braquage dans cette ville.