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Syrie : des milliers de manifestants défilent au lendemain du cessez-le-feu

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les premiers combats depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu ont eu lieu vendredi dans la région d'Idleb, à la frontière turque.

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Manifestation d'opposants à Bachar Al-Assad, à Deraa (Syrie), le 12 avril 2012. (AFP PHOTO / HO / SHAAM NEWS NETWORK)

Le cessez-le feu aura tenu à peine plus de 24 heures en Syrie. Vendredi 13 avril, au lendemain de l'entrée en vigueur du cessez-le-feu qui avait été, semble-t-il, respecté malgré la mort d'au moins huit civils, des combats ont repris à l'aube dans la région d'Idleb. Ils opposent soldats de l'armée syrienne et déserteurs, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Par ailleurs, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé dans les rues pour demander le départ de Bachar Al-Assad, comme tous les vendredis, jour de prière.

"Des combats à la mitrailleuse lourde se déroulent à Khirbet Al-Joz, située à la frontière turque, entre soldats du régime et déserteurs", a affirmé Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH. Il a précisé qu'il s'agissait des premiers affrontements directs entre soldats et déserteurs depuis le début du cessez-le-feu.

Les troupes syriennes toujours dans les agglomérations

Le régime avait annoncé cesser toutes ses opérations militaires, mais prévenu qu'il riposterait contre toute attaque de "terroristes". Les combattants de l'Armée syrienne libre (ASL), composée de militaires dissidents et d'opposants armés, se sont dits "engagés à 100%" à respecter le cessez-le-feu.

Un membre de l'Armée syrienne libre prend position dans la région montagneuse d'Idleb, le 19 mars 2012. ( AFP)

Une trêve précaire est entrée en vigueur jeudi à 3 heures GMT (5 heures, heure de Paris), conformément au plan de paix de l'émissaire international Kofi Annan. Toutefois, pouvoir et opposition armée ont déjà signalé des violations. Les forces gouvernementales syriennes ne se sont pas retirées des agglomérations comme le prévoyait le plan.

Sarkozy ne croit pas à la sincérité d'Al-Assad

"Je ne crois pas à la sincérité de Bachar Al-Assad. Je ne crois pas à la sincérité du cessez-le-feu", a déclaré le président candidat, Nicolas Sarkozy, sur i-Télé, au moment où les combats reprenaient. "Il faut absolument déployer des observateurs au minimum."

Francetv info

Jeudi, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a affirmé que la France disposait "d'éléments de preuve" de crimes contre l'humanité. Paris entend saisir la justice internationale le moment venu.

Le cessez-le-feu, "une chance à saisir"

Kofi Annan avait estimé jeudi dans un communiqué que "la cessation des hostilités en Syrie sembl[ait] être respectée". Selon des diplomates, il avait demandé à l'ONU d'exiger un retour de l'armée syrienne dans ses casernes, conformément à son plan de paix.

S'exprimant devant le Conseil de sécurité, il avait déclaré que techniquement, Damas n'avait pas respecté son plan, mais que le fragile cessez-le-feu était "une chance à saisir".

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