Syrie. Cameron prêt à arranger une sortie pour Al-Assad

Le Premier ministre britannique serait d'accord pour que le président syrien quitte le pays en toute sécurité pour mettre fin au conflit.

Le Premier ministre britannique, David Cameron (au centre), lors d\'une réunion le 2 novembre 2012 à Arlesey (Royaume-Uni).
Le Premier ministre britannique, David Cameron (au centre), lors d'une réunion le 2 novembre 2012 à Arlesey (Royaume-Uni). (PAUL ROGERS / AFP)

SYRIE - Par ici la sortie ? Le Premier ministre britannique, David Cameron, a indiqué mardi 6 novembre qu'il serait d'accord pour que Bachar Al-Assad quitte le pays en toute sécurité s'il acceptait de partir pour mettre fin au conflit en Syrie.

"Certainement, je ne lui offre pas un plan de sortie en Grande-Bretagne, a répondu le Premier ministre dans une interview à la chaîne satellitaire Al-Arabiyan, mais s'il veut partir, il pourrait partir, cela pourrait être arrangé." 

"Je suis (favorable à) tout pour voir cet homme quitter le pays et avoir une transition sûre en Syrie", a ajouté David Cameron à l'occasion d'une visite de deux jours aux Emirats arabes unis qu'il a achevée mardi. "Bien sûr, je préfère qu'il affronte la force de la justice et du droit internationaux pour ce qu'il a fait" contre son peuple, a encore dit le Premier ministre.

Une proposition semblable à celle de la Ligue arabe

David Cameron partage ainsi le point de vue de la Ligue arabe, qui avait évoqué le même principe dans la nuit du 22 au 23 juillet, au terme d'une réunion à Doha (Qatar). Les ministres des Affaires étrangères des pays de la Ligue avaient proposé à Bachar Al-Assad de renoncer au pouvoir et de quitter le pays avec sa famille "pour mettre fin à l'effusion de sang" en échange d'"une sortie sûre du pays".

Mais la Syrie avait immédiatement rejeté la proposition de la Ligue arabe. "Nous sommes désolés que la Ligue arabe se soit abaissée à ce niveau envers un pays membre de cette institution. Cette décision revient au peuple syrien, qui est le seul maître de son sort", avait réagi à Damas le porte-parole du ministère des Affaires étrangères syrien.