Syrie : blocage à Londres pour une intervention militaire

Le Parlement britannique a rejeté jeudi la motion du Premier ministre, David Cameron, soutenant une action armée contre le régime de Damas. A New York, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est à nouveau réuni sans parvenir à un accord.

Le Premier ministre britannique David Cameron, à Londres (Royaume-Uni), le 29 août 2013.
Le Premier ministre britannique David Cameron, à Londres (Royaume-Uni), le 29 août 2013. (LEON NEAL / AFP)

Le scénario d'une intervention militaire en Syrie a du plomb dans l'aile. Le Parlement britannique a rejeté, jeudi 29 août, une motion présentée par le Premier ministre, David Cameron, qui défendait le principe d'une action armée en Syrie. Tout s'est joué à 13 voix d'écart. David Cameron a assuré qu'il respecterait le vote des parlementaires. "Il est clair que le Parlement britannique ne veut pas d'intervention militaire britannique. Je prends note et le gouvernement agira en conséquence", a-t-il aussitôt réagi.

Même si ce vote était non contraignant et si David Cameron peut théoriquement se passer du feu vert du Parlement pour ordonner une intervention en Syrie, il paraît politiquement difficile pour le Premier ministre d'aller à l'encontre de la volonté de la représentation nationale. Il a d'ailleurs ajouté qu'il était "attaché au respect de la volonté de la Chambre des communes".

Toujours pas de consensus à l'ONU

A New York, c'est encore l'impasse. Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est à nouveau réuni jeudi soir sans parvenir à un accord pour une intervention contre le régime de Damas, après l'utilisation d'armes chimiques. La réunion a duré à peine 45 minutes entre les Etats-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France, les cinq membres permanents du Conseil.

Mais le président américain, Barack Obama, a indiqué qu'il se réservait le droit d'agir seul, sans attendre l'ONU ou le Royaume-Uni. "Le président doit avant tout rendre des comptes aux Américains qui l'ont élu pour qu'il les protège. Et le président est fermement convaincu que les enjeux concernent des mesures nécessaires afin de protéger nos intérêts cruciaux de sécurité nationale", a expliqué le porte-parole adjoint de la présidence, Josh Earnest.