Quatre casques bleus enlevés à la frontière entre la Syrie et Israël

Des rebelles syriens affirment avoir "évacué" ces observateurs de l'ONU pour leur propre sécurité.

La frontière séparant Israël et la Syrie, sur le plateau du Golan, où quatre observateurs de l\'ONU ont été enlevés par des rebelles syriens, le 7 mai 2013.
La frontière séparant Israël et la Syrie, sur le plateau du Golan, où quatre observateurs de l'ONU ont été enlevés par des rebelles syriens, le 7 mai 2013. (MENAHEM KAHANA / AFP)

Quatre observateurs de l'ONU philippins ont été enlevés mardi 7 mai sur le plateau du Golan, à la frontière entre la Syrie et Israël. Les quatre hommes font partie de la FNUOD, la Force des Nations Unies chargée d'observer le désengagement. La FNUOD doit superviser le cessez-le-feu entre Israël et la Syrie depuis 1974, et le désengagement de l'armée israélienne du plateau du Golan. Une porte-parole de l'ONU a annoncé que les casques bleus ont été capturés alors qu'ils patrouillaient dans la zone-tampon entre Israël et la Syrie, près de la localité de Al-Jamlah. "Des efforts sont en cours pour les libérer" a précisé Joséphine Guerrero.

Quelques minutes après l'annonce de leur enlèvement, les rebelles syriens de la Brigade des martyrs de Yarmouk ont annoncé détenir ces Casques bleus. Le groupe rebelle affirme qu'ils ont été déplacés pour leur propre sécurité, des combats étant en cours sur le plateau du Golan.

Nouvel incident dans une zone sous tension

D'après un cliché accompagnant le communiqué des insurgés syriens, les quatre soldats portent des gilets pare-balles de la couleur bleu des Nations unies siglés "Philippines". En mars dernier, 21 observateurs de l'ONU philippins avait déjà été détenus par le même groupe de rebelles syriens. Trois jours après leur enlèvement, ils avaient été libérés et évacués vers la Jordanie.

L'ONU se plaint régulièrement d'incursions de l'armée syrienne et des rebelles dans la zone de séparation sur le Golan et a renforcé la sécurité de la FNUOD après l'incident de mars, notamment en mettant fin aux patrouilles de nuit et en l'équipant de nouveaux matériels blindés. Les tirs autour des postes d'observation de l'ONU se sont multipliés et des véhicules des Nations unies ont été volés. En novembre 2012, quatre soldats autrichiens de la FNUOD avaient été blessés par des tirs alors qu'ils se rendaient en convoi à l'aéroport de Damas pour prendre l'avion.