Les Etats-Unis n'écartent plus la possibilité d'armer les rebelles syriens

Cette annonce intervient alors que le régime de Bachar Al-Assad est accusé d'avoir eu recours à des armes chimiques. 

Des rebelles syriens en faction dans un immeuble à Deir Ezzor, dans l\'est de la Syrie, le 27 février 2013. 
Des rebelles syriens en faction dans un immeuble à Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie, le 27 février 2013.  (ZAC BAILLIE / AFP)

La prudence est toujours de mise. Mais le secrétaire américain à la Défense a reconnu, jeudi 2 mai, que Washington n'écartait plus la possibilité d'armer l'opposition au régime de Bachar Al-Assad. Les Etats-Unis ne fournissent pour l'heure qu'une aide non létale aux rebelles syriens"Cela ne veut pas dire qu'on va ou veut le faire. Ce sont des options qui doivent être envisagées avec les partenaires, avec la communauté internationale", a ajouté Chuck Hagel. 

Mardi, le président Barack Obama a annoncé que les Etats-Unis "reverront la gamme de possibilités qui sont à [leur] disposition" dans le dossier syrien si l'usage d'armes chimiques est avéré. Il n'a cependant pas dévié de sa position d'extrême prudence, souhaitant une "enquête très solide" pour confirmer l'utilisation à petite échelle d'armes chimiques, en l'occurence du sarin, en Syrie.

Au moins 50 morts dans un nouveau massacre

Le ministre britannique de la Défense a de son côté affirmé que Londres gardait également "toutes les options sur la table""Nous n'avons à ce stade pas fourni d'armes aux rebelles, mais nous n'avons jamais dit que nous ne le ferions pas", a indiqué Philip Hammond lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue américain. Paris et Londres poussent leurs partenaires européens à lever l'embargo de l'Union européenne sur les armes à destination de la Syrie afin de pouvoir en livrer aux rebelles.

De son côté, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a dénoncé un nouveau massacre jeudi. Selon l'ONG, les forces et les milices loyales au président ont tué 50 personnes, dont des femmes et des enfants, lors de la prise du village de Baida, sur la côte méditerranéenne. Selon l'OSDH, il se pourrait qu'il y ait plus de 100 morts quand le bilan sera définitif. Une grande partie des personnes tuées semblent avoir été exécutées, par arme à feu ou à l'arme blanche, précise l'ONG. D'autres corps ont été découverts brûlés.