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Le conflit en Syrie a fait plus de 100 000 morts, selon l'ONU

Ce bilan a été publié jeudi par les Nations unies.

Article rédigé par France2.fr avec AFP
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Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Un Syrien marche parmi les ruines d'une mosquée, à Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie, le 24 juillet 2013. (KARAM JAMAL / AFP)

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) avait annoncé ce chiffre dès le mois de juin : le conflit en Syrie a fait plus de 100 000 morts, a indiqué l'ONU, jeudi 25 juillet.

Depuis le début du conflit qui oppose les rebelles aux troupes du président Bachar Al-Assad, il y a vingt-huit mois, des millions de personnes ont par ailleurs été déplacées ou ont dû se réfugier dans les pays frontaliers, a affirmé jeudi le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, alors que de violents combats font toujours rage à Homs (centre). Selon une ONG syrienne, plus de 2 000 personnes sont mortes depuis le début du ramadan, le 10 juillet.

Peu d'espoir dans l'issue d'une nouvelle conférence de paix

"Il nous faut mettre fin à ce conflit et les actions violentes doivent cesser des deux côtés, a ajouté le secrétaire général de l'ONU, en présence du secrétaire d'Etat américain, John Kerry. Il est impératif de réunir une conférence de paix à Genève dès que possible." Il aimerait voir cette conférence organisée en septembre.

Cette nouvelle réunion, qui devait initialement se tenir en juin, semble mort-née en raison des désaccords majeurs sur son objectif et ses participants, ainsi que de la poursuite de la guerre sur le terrain. "Les chances d'arriver à un résultat significatif avec cette conférence de paix sont proches de zéro, mais les Américains et les Nations unies ne peuvent pas l'admettre", a estimé Richard Gowan, du Centre international de coopération à l'université de New York, cité par l'AFP.

"Il n'y a pas de solution militaire en Syrie, il n'y a qu'une solution politique", a cependant martelé John Kerry. A l'issue d'une rencontre, la veille, avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, il avait maintenu sa conviction qu'une issue diplomatique était possible. 

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