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Vidéo Bientôt "un cataclysme humanitaire" en Syrie ? On vous résume en 2 minutes ce qu'il se passe en Ghouta orientale

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min.
Brut : Ghouta Syrie
Article rédigé par
France Télévisions

Les 400 000 habitants de la Ghouta orientale, en Syrie, viennent de subir une deuxième grande offensive aérienne du régime de Bachar el-Assad et de son allié russe. Les bombardements ont fait plus de 300 victimes. 

En quatre jours, au moins 310 civils dont 72 enfants de la Ghouta orientale ont péri sous des tirs d’artilleries et des raids aériens du régime syrien et de son allié russe, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). C’est la deuxième vague de bombardements depuis le début du mois.

Dans cet ultime bastion rebelle, situé aux portes de Damas, 400 000 habitants vivent encore. Une partie d'entre eux a trouvé refuge dans les sous-sols. Mais ils n'ont ni eau, ni électricité, ni nourriture. Cette enclave avait pourtant été désignée en septembre dernier comme une zone de "désescalade" par la Russie, l'Iran et la Turquie, parrains respectifs des insurgés et du régime syrien.

La communauté internationale appelée à réagir

Saleh Abou Duqqa, habitant de Douma, en appelle à la communauté internationale. "Le monde entier nous voit, lance-t-il. Il voit les conditions dans lesquelles nous vivons. Je dis à tous ces gens qui nous regardent : si vous le savez, c’est un problème et si vous ne le savez pas, c’est un plus grand problème. Cela fait sept ans que ça dure..."

Devant les députés français le 20 février dernier, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a fait état d’une situation qui "se dégrade considérablement" et a mis en garde : "S’il n’y a pas d’éléments nouveaux, nous allons vers un cataclysme humanitaire." Il a également annoncé qu’il se rendrait en Russie et en Iran dans les prochains jours, les deux principaux soutiens du président Bachar el-Assad. Aux États-Unis, le département d’État s’est déclaré "extrêmement préoccupé" et aux Nations unies, le secrétaire général Antonio Guterres a fait part de sa "profonde inquiétude"

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