Fabius : "Bachar Al-Assad ne mériterait pas d'être sur la Terre"

Pour le ministre des Affaires étrangères, "le régime syrien doit être abattu et rapidement".

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, lors d\'une conférence de presse à l\'aéroport de Beyrouth (Liban) le 17 août 2012.
Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, lors d'une conférence de presse à l'aéroport de Beyrouth (Liban) le 17 août 2012. (ANWAR AMRO / AFP)

SYRIE - Laurent Fabius ne mâche pas ses mots à l'égard de Bachar Al-Assad. Le chef de la diplomatie française, qui a visité jeudi 16 août un camp de réfugiés syriens à la frontière turque, a déclaré vendredi que "le régime syrien doit être abattu et rapidement", dénonçant "les exactions" de Damas contre les populations civiles.

Et le ministre des Affaires étrangères va plus loin : "Après avoir entendu les témoignages bouleversants des personnes ici, (...) quand on entend ça et je suis conscient de la force de ce que je suis en train de dire : M. Bachar Al-Assad ne mériterait pas d'être sur la Terre", a-t-il dit aux journalistes.

France 2

"Opération de destruction d'un peuple"

Le ministre français achève en Turquie une tournée régionale qui l'a mené au Liban et en Jordanie avant la Turquie et qui est axée sur la crise syrienne et le flot de réfugiés qu'elle a engendré sur les pays limitrophes. Vendredi, il a accusé le président syrien d'accomplir une "opération de destruction d'un peuple".

Laurent Fabius a rencontré des réfugiés du camp de conteneurs turcs qui abrite 12 000 personnes, expliquant que ceux-ci avaient demandé l'aide de la France pour mettre un terme à la répression du régime syrien et demandé notamment que l'on livre des armes aux rebelles. Il ne s'est pas engagé sur ce dernier point mais a affirmé qu'"on ne pouvait pas accepter que Bachar, même s'il avait beaucoup reculé et perdu du terrain, continue ses exactions". La Turquie, qui partage une longue frontière avec la Syrie et qui est très critique envers le régime de Damas, abrite sur son sol près de 70 000 régugiés, un chiffre en hausse annnoncé jeudi de source diplomatique turque.