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Beyrouth s'embrase après l'enlèvement de pèlerins chiites libanais en Syrie

Ils ont été capturés alors qu'ils revenaient d'un pèlerinage en Iran. Le conflit en Syrie se propage un peu plus à son voisin libanais.

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France Télévisions
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Un habitant de Beyrouth (Liban) proteste contre l'enlèvement de pèlerins chiites en Syrie, le 22 mai 2012. (ANWAR AMRO / AFP)

Le conflit en Syrie continue de se propager au Liban. Un groupe de treize pèlerins chiites libanais a été enlevé mardi 22 mai dans la province d'Alep (nord de la Syrie), a indiqué l'agence officielle libanaise. Ce rapt a poussé le chef du mouvement chiite libanais Hezbollah à appeler à la retenue au Liban, où les tensions entre les soutiens et les opposants à Bachar Al-Assad se multiplient et où des manifestations spontanées se sont déroulées dans la soirée.

L'enlèvement a eu lieu alors que les Libanais revenaient dans leur pays après un pèlerinage en Iran. Peu après l'annonce de la nouvelle, des centaines de personnes se sont rassemblées dans la banlieue chiite de Beyrouth, au sud de la ville, pour manifester contre les enlèvements. Elles ont bloqué plusieurs routes, notamment celle menant à l'ancien aéroport, avec des pneus en feu et des ordures.

Le Liban divisé entre pro et anti-Al-Assad

Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a exhorté les proches des personnes enlevées à rester calmes, assurant qu'il prenait les contacts nécessaires à leur libération. Pendant la soirée, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, est lui aussi intervenu. "Personne ne doit se livrer à des actes individuels en bloquant des routes ou en commettant des violences", a-t-il dit sur Al-Manar, la chaîne de ce parti, en affirmant que des contacts avaient été pris avec la Syrie et avec des "pays influents" pour régler cette affaire.

Des experts estiment que le Liban est devenu l'otage du conflit qui a lieu chez son voisin après une série d'incidents meurtriers impliquant des Libanais hostiles et favorables au régime du président Bachar al-Assad. Le Hezbollah reproche à l'opposition libanaise, qui soutient la révolte en Syrie, d'avoir transformé le nord du pays en "passage" pour les rebelles.

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