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Ce que les Etats-Unis préparent pour la Syrie

Selon les télévisions américaines, Barack Obama aurait signé une directive de soutien aux rebelles. 

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France Télévisions
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Barack Obama donne un discours de campagne à Akron (Ohio), le 1er août 2012.  (JIM WATSON / AFP)

Classé secret, le document est sorti dans la presse. Le président américain Barack Obama a signé une directive autorisant l'aide américaine aux rebelles syriens, qui tentent de renverser le régime de Bachar Al-Assad, ont rapporté les chaînes de télévision américaines NBC et CNN mercredi 1er août.

Des représentants de la Maison Blanche ont refusé de commenter ces informations mais n'ont pas exclu l'idée que Washington allait apporter plus de soutien en termes de renseignement aux forces anti-Assad. 

Que dit le document ? 

Selon les chaînes de télévision américaines, la note signée par le président américain était incluse dans une "conclusion", un instrument qui permet aux services secrets américains (CIA) d'agir clandestinement. Selon la chaîne NBC, l'administration Obama ne fournira pas d'armes létales mais des équipements de communication, notamment des radios cryptées.

La semaine dernière, le département du Trésor américain avait déjà autorisé les représentants de l'Armée syrienne libre basés à Washington à apporter leur soutien financier aux rebelles, tout en interdisant une nouvelle fois l'envoi d'armes, ajoute CNN.

Une aide humanitaire de plusieurs millions de dollars

Parallèlement, le département d'Etat américain, en charge des relations internationales, a annoncé mercredi 25 juillet, qu'il allait débloquer 25 millions de dollars (20 millions d'euros) pour aider les rebelles syriens, soit dix millions de plus que ce qu'ils avaient prévus au départ.

Il a par ailleurs mis à disposition de la population syrienne 64 millions de dollars (52 millions d'euros), en faisant notamment des dons au Programme alimentaire mondial, au Comité international de la Croix-Rouge et à d'autres organisations humanitaires.

La pression politique s'accentue

Cette relation plus resserrée entre les Etats-Unis et les rebelles syriens coïncide avec une accentuation de la pression politique du camp républicain pour que la Maison Blanche apporte plus de soutien à l'opposition syrienne, "mais d'une manière intelligente". "Nous devons faire attention à qui nous donnons des armes", a fait observer Martin Indyk, un ancien ambassadeur des Etats-Unis en Israël. 

Des experts américains ont exprimé leurs inquiètudes quant au "prochain gouvernement" de la Syrie et appelé à plus d'engagement de la part de Washington. "Le prochain gouvernement (...) sera probablement à la fois méfiant et hostile aux intérêts américains", a prévenu Andrew Tabler, de l'Institut pour le Proche-Orient. L'opération s'annonce délicate. Le président américain souhaite en effet éviter toute intervention armée en Syrie, par crainte des répercussions que cela pourrait avoir sur la prochaine élection présidentielle qui l'opposera en novembre au candidat républicain Mitt Romney. 

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