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La Cour pénale internationale a des "contacts informels" avec Saïf Al-Islam, le fils de Kadhafi

La Cour pénale internationale (CPI) de La Haye le recherche pour crimes contre l'humanité. Hier, le fils de l'ancien dictateur libyen s'est réfugié au Niger, pays voisin de la Libye.

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L'un des fils de l'ancien dictateur Mouammar Kadahfi, Saïf Al-Islam, le 23 août 2011 à Tripoli, en Libye. (AFP)

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a affirmé vendredi 28 octobre avoir des "contacts informels via des intermédiaires" avec Saïf Al-Islam, fils du défunt leader libyen Mouammar Kadhafi, qui s'est réfugié jeudi au Niger, un pays voisin de la Libye. La Cour le recherche pour crimes contre l'humanité commis pendant la répression contre l'insurrection de la rébellion ces derniers mois.

Le bureau du procureur Luis Moreno-Ocampo a dit à Saïf Al-Islam, âgé de 39 ans et longtemps présenté comme le successeur de son père, que "s'il se rendait à la CPI, il aurait le droit d'être entendu devant la cour, il sera innocent jusqu'à preuve du contraire". La CPI tente d'obtenir confirmation des informations livrées par le CNT afin de mettre sur pied les dispositions de son transfert vers La Haye.

"Tout dépend de l'endroit où le suspect se trouve, comment nous pouvons entrer en contact avec lui et des moyens nécessaires pour le rapatrier", a précisé le porte-parole de la CPI. Il s'est enfui avec l'ancien chef du renseignement libyen, Abdoullah Al-Senussi, également sous mandat d'arrêt international.

"La meilleure solution : se rendre"

Selon le CNT, les deux hommes en fuite sont protégés par des nomades touaregs. "Saïf s'inquiète pour sa sécurité. Il pense que la meilleure solution pour lui est de se rendre".

D'après des enregistrements des services de renseignement, il souhaiterait se rendre à la CPI mais ne trouverait pas le moyen d'y parvenir. "Il y a un contact avec le Mali, l'Afrique du Sud et un autre pays voisin pour organiser sa sortie (...). Il n'a pas encore reçu de confirmation, il attend toujours", avance le CNT.

Saïf Al-Islam Kadahfi, qui disposerait d'une partie de la fortune accumulée par le clan en 42 ans de règne, exigerait un avion ainsi que des garanties. 

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