Paris rappelle son ambassadeur à Téhéran pour "consultation"

La France a réitéré au chargé d'affaire iranien à Paris les plus fermes condamnations du saccage de l'ambassade britannique à Téhéran.

L\'ambassade britannique à Téhéran (Iran) saccagée par des manifestants, le 29 novembre 2011.
L'ambassade britannique à Téhéran (Iran) saccagée par des manifestants, le 29 novembre 2011. (ABOLFAZL NESAEI / IIPA / AFP PHOTO)

La France a décidé mercredi 30 novembre de "rappeler en consultation" son ambassadeur en Iran. Le Quai d'Orsay a réitéré au chargé d'affaire iranien à Paris les plus fermes condamnations du saccage de l'ambassade britannique à Téhéran, a déclaré Bernard Valero, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. La diplomatie française dénonce une "violation flagrante et inacceptable de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques et de la gravité des violences".

Nicolas Sarkozy a "fermement" condamné l'attaque "scandaleuse" de l'ambassade britannique. Selon la porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse, le chef de l'Etat l'a déclaré mercredi pendant le Conseil des ministres. Elle a ajouté que pour le président, cet incident "conforte" l'imposition de nouvelles sanctions à l'Iran comme "le gel des avoirs de la Banque d'Iran et l'embargo total sur les exportations de pétrole iraniennes".

L'UE va réfléchir à de nouvelles sanctions contre l'Iran

Bernard Valero indique également que jeudi "à Bruxelles, au Conseil Affaires étrangères, avec tous nos partenaires de l'Union européenne [UE], nous évoquerons les suites à donner à ce nouveau comportement irresponsable des autorités iraniennes". Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a affirmé mercredi dans un entretien à L'Express que l'UE allait effectivement plancher jeudi sur de nouvelles sanctions contre l'Iran. Selon lui, l'Europe doit être unie afin "que la pression soit maximale".

L'Allemagne et la Suède ont déjà rappelé leur ambassadeur en consultation. L'Italie, elle, envisage de fermer son ambassade en Iran.