Syrie : l'organisation terroriste Etat islamique attaque une prison, des jihadistes s'évadent

Dix-huit membres des forces de sécurité kurdes ont été tués lors de cette attaque qui a déclenché des combats toujours en cours à l'intérieur et à proximité du centre de détention.

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Des hommes suspectés d'appartenir à l'organisation terroriste Etat islamique, le 26 octobre 2019, dans la prison de Ghwayran, en Syrie. (FADEL SENNA / AFP)

L'assaut a été lancé dans la nuit. Des combats intenses opposaient, vendredi 21 janvier dans le nord-est de la Syrie, les forces kurdes à des combattants du groupe Etat islamique (EI). Ces derniers ont lancé une attaque meurtrière contre la grande prison de Ghwayran située à Hassaké, d'où se sont évadés des détenus jihadistes. Ce centre de détention abrite quelque 3 500 membres présumés de l'EI, dont des dirigeants du groupe, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Dix-huit membres des forces de sécurité kurdes ont été tués lors de cette attaque, selon l'OSDH, qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie. L'ONG a rapporté par ailleurs qu'au moins 16 membres de l'EI ont été tués lors de ces combats.

Des combattants de l'EI retranchés dans des maisons

"Un nombre de prisonniers a réussi à s'enfuir", a ajouté l'OSDH, sans préciser leur nombre, estimant qu'il s'agissait de l'attaque la plus importante depuis que l'EI a été vaincu en 2019 en Syrie lorsqu'il avait été chassé de son dernier fief dans l'Est.

L'opération de l'EI a semé le chaos à Hassaké, provoquant des coupures d'électricité et forçant certaines personnes à fuir le quartier. Les combattants de l'EI se sont retranchés dans des maisons à proximité de la prison, utilisant parfois les résidents comme boucliers humains, alors que les forces kurdes se battaient pour reprendre le contrôle total du quartier et pourchassaient les prisonniers en liberté.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par des combattants kurdes, ont indiqué avoir arrêté 89 prisonniers qui avaient tenté de s'enfuir à la suite de l'attaque. Des militants de l'EI stationnés dans un quartier proche de la prison "tirent à feu nourri pour tenter de redonner espoir aux détenus à l'intérieur de la prison", ajoute le communiqué du FDS.

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