Syrie : des dizaines de corps découverts dans deux fosses communes près de Raqqa

Les civils et militaires syriens ont été assassinés par les jihadistes du groupe Etat islamique. La découverte de leurs corps a été permise grâce aux informations fournies par la population.

Deux fosses communes contenant des dizaines de corps de civils et de militaires syriens assassinés par l\'Etat islamique (EI) ont été découvertes vendredi 29 décembre dans l\'ouest de la province de Raqqa (Syrie).
Deux fosses communes contenant des dizaines de corps de civils et de militaires syriens assassinés par l'Etat islamique (EI) ont été découvertes vendredi 29 décembre dans l'ouest de la province de Raqqa (Syrie). (GEORGE OURFALIAN / AFP)

Deux fosses communes contenant des dizaines de corps de civils et de militaires syriens assassinés par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont été découvertes vendredi 29 décembre dans l'ouest de la province de Raqqa, a indiqué l'agence officielle syrienne Sana.

"Deux fosses communes ont été découvertes aujourd'hui dans l'ouest de la province de Raqqa, où se trouvaient les corps de dizaines de martyrs civils et militaires, exécutés par l'organisation terroriste Daesh lorsqu'elle contrôlait la région", a affirmé Sana.

Les opérations pourraient durer "plusieurs jours"

Les corps ont été déterrés sur la base d'informations fournies par la population près de la localité de Wawi, dans l'ouest de la province de Raqqa, située dans le nord de la Syrie, a précisé l'agence. Les opérations pourraient durer "plusieurs jours, en raison de la vaste superficie des deux fosses communes", selon une source au sein de la défense civile syrienne.

L'EI s'est rendu coupable de multiples exactions dans les territoires dont il s'était emparé à partir de 2014, orchestrant exécutions de masse, décapitations et autres atrocités. En décembre 2014, les corps de 230 personnes exécutées par l'EI ont été découverts dans une fosse commune dans la province de Deir Ezzor (est). En juin 2015, les jihadistes ont tué en trois jours plus de 200 civils, dont des femmes et des enfants, dans la ville de Kobané (nord), avant d'être repoussés par des forces kurdes.