En Syrie, l'Etat islamique a été chassé de tous les villages chrétiens assyriens

Au terme d'une offensive de dix jours, les combattants kurdes ont pris le contrôle de 14 villages assyriens pris par les jihadistes début février dans la province d'Hassaké, explique l'Observatoire syrien des droits de l'homme, mercredi 27 mai. 

Des combattants kurdes en position dans le village assyrien de Tel Jumaa, le 25 février 2015, dans la province d\'Hassaké (Syrie).
Des combattants kurdes en position dans le village assyrien de Tel Jumaa, le 25 février 2015, dans la province d'Hassaké (Syrie). (RODI SAID / REUTERS)

Les forces kurdes ont chassé les jihadistes de l'État islamique de quatorze villages chrétiens assyriens du nord-est de la Syrie, indique l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), mercredi 27 mai. Ces villages étaient contrôlés depuis février par les jihadistes. En revanche, l'Etat islamique garde toujours en otage 210 Assyriens.

"A l'issue d'une offensive de dix jours, les combattants kurdes ont pris le contrôle, en début de semaine, des 14 villages assyriens que l'EI contrôlait depuis février", précise Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. Le 23 février, en effet, l'Etat islamique avait lancé un assaut dans la région de Khaddour, qui compte 35 villages assyriens. La prise d'un certain nombre d'entre elles avait poussé 5 000 personnes sur les routes.

Les habitants craignent de revenir dans leurs maisons

Les Assyriens, une communauté parmi les plus anciennes converties au christianisme, sont environ 30 000 en Syrie. La majorité d'entre eux vit dans la province d'Hassaké. "Le contrôle des villages par les Kurdes a été rendu possible à la suite de violents raids de la coalition internationale" anti-jihadiste conduite par les États-Unis, selon Oussama Edward, directeur du réseau assyrien des droits de l'homme (Radh) basé à Stockholm.

La plupart des Assyriens de Syrie vivent dans la province de Hassaké.
La plupart des Assyriens de Syrie vivent dans la province de Hassaké. (GOOGLE MAPS)

Les photos dont il dispose "montrent un grand nombre de destructions de maisons et d'églises (...). La majorité des habitants ont peur de revenir car ils craignent que l'EI ait piégé leur maison avant de s'enfuir."