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Les rebelles ont affirmé mercredi qu'ils lanceraient dans les deux prochains jours une offensive sur la ville de Ghezaia

"Nous renforçons la position aux alentours de Nalout et nous attaquerons à coup sûr Ghezaia demain ou après-demain", a déclaré Omar Fakkan, un chef militaire insurgé.De son côté le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, a de nouveau défié l'Alliance atlantique et les rebelles mercredi affirmant qu'il était "prêt au sacrifice pour défaire l'ennemi".
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Un rebelle libyen patrouille dans la zone de Gualish (ouest), le 20 juillet 2011. (AFP - Colin Summers)

"Nous renforçons la position aux alentours de Nalout et nous attaquerons à coup sûr Ghezaia demain ou après-demain", a déclaré Omar Fakkan, un chef militaire insurgé.

De son côté le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, a de nouveau défié l'Alliance atlantique et les rebelles mercredi affirmant qu'il était "prêt au sacrifice pour défaire l'ennemi".

"Nous n'avons pas peur. Nous les défions. Nous payerons le prix avec nos vies, nos femmes et nos enfants. Nous sommes prêts au sacrifice pour défaire l'ennemi", a déclaré le colonel Kadhafi dans un message sonore à ses partisans à Zalten (120 km à l'ouest de Tripoli).

Il a appelé par ailleurs ses partisans à "marcher sur Al-Djebel Al-Gharbi", une région montagneuse au sud-ouest de Tripoli, sous le contrôle des rebelles.

"Traîtres, remettez vos armes... Choisissez: mourir ou se rendre", a-t-il dit à l'adresse des rebelles, affirmant que sans "la couverture de l'aviation de l'Alliance atlantique, les insurgés n'auraient pas pu prendre le contrôle de cette région".

Les rebelles ciblent la ville stratégique de Ghezaia

Selon le chef militaire insurgé Omar Fakkan, des forces rebelles réparties dans différentes villes du djebel Nefoussa étaient en train en train de se rassembler mercredi à Nalout, à proximité de la frontière, en vue de l'attaque sur Ghezaia.

Un correspondant de Reuters a vu au moins vingt camions fortement armés prendre la direction de Nalout. Un autre convoi d'une trentaine de camions, camouflés avec de la boue, se préparait à rejoindre les autres troupes pour préparer l'assaut.

Londres reconnaît le CNT
La Grande-Bretagne a accentué la pression sur Tripoli en reconnaissant mercredi comme seul "gouvernement légitime" en Libye le CNT, organe politique de la rébellion.

Le ministre britannique des Affaires étrangères a souligné que Londres "traitera le CNT de la même façon que n'importe quel autre gouvernement dans le monde" et a invité le CNT "à nommer un nouveau représentant diplomatique pour prendre possession de l'ambassade libyenne à Londres".

La réaction du camp Khadafi, concernant n'a pas tardé. Le vice-ministre libyen aux Affaires étrangères, Khaled Kaaim, a dénoncé à Tripoli une décision "irresponsable, illégale", et violant "les lois britanniques et internationales".

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