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Les combats se poursuivaient dimanche matin entre troupes du CNT et partisans de Kadhafi à Bani Walid

De puissantes explosions et des tirs nourris d'artillerie ont secoué dimanche ce bastion kadhafiste situé à 180km au sud-est de Tripoli, alors que les hommes restés loyaux à l'ex-homme fort libyen bombardaient les positions des forces du Conseil national de transition.Bani Walid est l'un des trois derniers bastions de l'ancien dirigeant.
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Combattants du CNT près de Bani Walid (sud-est de Tripoli), un des derniers bastions des kadhafistes (AFP - JOSEPH EID)

De puissantes explosions et des tirs nourris d'artillerie ont secoué dimanche ce bastion kadhafiste situé à 180km au sud-est de Tripoli, alors que les hommes restés loyaux à l'ex-homme fort libyen bombardaient les positions des forces du Conseil national de transition.

Bani Walid est l'un des trois derniers bastions de l'ancien dirigeant.

Dans la nuit, les troupes du CNT avaient dû se replier en raison de la résistance des pro-Kadhafi à Syrte. C'est de cette région, à l'est de Tripoli, qu'est originaire Mouammar Kadhafi. Les hommes du Conseil national de transition se sont repliés sans pouvoir sécuriser les positions qu'ils avaient conquises. Ils ont également dû reculer à Bani Walid (sud-est de Tripoli).

Les combattants restés fidèles à Mouammar Kadhafi opposant depuis trois jours une résistance farouche à Syrte et Bani Walid que les forces du nouveau régime tentent de conquérir.

A Syrte, au moins 24 combattants du Conseil national de transition ont été tués et 40 personnes blessées par les pro-Kadhafi. Ceux-ci utilisent roquettes, obus et artillerie lourde mais aussi tireurs embusqués pour défendre leurs bastions. Parmi les blessés figurent un journaliste français, Olivier Sarbil, photographe indépendant basé à Bangkok, grièvement atteint par des éclats d'obus dans les jambes. Selon son père, il a subi une intervention chirurgicale qui "s'est bien déroulée" et son état est "stable".

Pourtant au moins 6000 combattants du CNT ont été mobilisés sur ce front, selon un commandant du Conseil militaire de Misrata, Salem Jeha, qui a affirmé que ses hommes contrôlaient l'aéroport et une importante base aérienne. Mais selon un combattant revenu du front, malgré ce déploiement massif, seul un petit nombre d'hommes combattaient. "Nous ne tenons même pas 5 % de Syrte parce que nous ne faisons que pénétrer puis ressortir".

Malgré la bataille féroce, le porte-parole de la branche militaire du CNT, Ahmad Bani, a affirmé que la prise de contrôle de Syrte et Bani Walid était une affaire de "quelques jours". Et une annonce de la chute de ces deux villes serait suffisante pour vaincre la résistance des "mercenaires" à Sebha, dernier des bastions pro-Kadhafi à 750 km au sud de Tripoli, ajoutent les partisans du CNT.

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