"Le pilotage politique de l'opération, ce n'est pas l'Otan, c'est le groupe de contact ", a déclaré Alain Juppé mercredi

Devant l'Assemblée, le chef de la Diplomatie française a annoncé qu'une première réunion du groupe de contact se tiendrait mardi à Londres.Ce groupe de contact sera composé de l'ensemble des pays participant à l'opération (en Libye), plus l'Union africaine, la Ligue arabe et tous les pays européens qui voudront s'y associer, a précisé Alain Juppé.

Alain Juppé, mars 2011.
Alain Juppé, mars 2011. (AFP - Jacques Demarthon)

Devant l'Assemblée, le chef de la Diplomatie française a annoncé qu'une première réunion du groupe de contact se tiendrait mardi à Londres.

Ce groupe de contact sera composé de l'ensemble des pays participant à l'opération (en Libye), plus l'Union africaine, la Ligue arabe et tous les pays européens qui voudront s'y associer, a précisé Alain Juppé.

Il s'agit de "bien marquer que le pilotage politique de l'opération, ce n'est pas l'Otan, c'est ce groupe de contact ", a insisté le ministre.

"Nous concevons cette opération comme une opération des Nations unies sous mandat des Nations unies. Elle est mise en oeuvre par une coalition de pays européens, nord-américains et arabes. Cette coalition de pays a besoin d'un bras séculier. Ca d'abord été dans la première phase de l'intervention le commandement américain en étroite liaison avec les Français et les Britanniques", a rappelé le chef de la Diplomatie française.

"Aujourd'hui, nous sommes convenus que ce bras séculier serait à la fois l'Otan et l'Union européenne. L'Otan pour ce qui est la planification et la conduite opérationnelle des opérations, l'Union européenne (...) pour tout ce qui concerne l'action humanitaire y compris par la voie maritime", a-t-il précisé.

Un peu plus tôt, devant la presse, Alain Juppé avait déjà dit que la direction politique des opérations en Libye ne serait pas dévolue à l'Otan. "Ce n'est pas (elle) qui exercera le pilotage politique de l'opération", mais un comité réunissant les ministres des Affaires étrangères des Etats - y compris arabes- participant à l'intervention, avait-il indiqué.

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